Transport

Pascal NDIZEYE . 35 ans . Pour des routes plus sûres . Rwanda

 

Pour des routes plus sûres

 

L’Afrique concentrait en 2016 2% du parc automobile mondial, mais enregistrait hélas 24,1 % des accidents de la route (chiffres OMS). Cela représentait 1,25 millions de pertes humaines dont 300 000 pour le continent noir. Le Rwanda n’échappe pas à cette réalité.

Le 26 mai au Viva Technology, j’ai rencontré Pascal NDIZEYE, fondateur et président de Pascal Technology et qui a décidé de changer ce statut quo. L'entreprise rwandaise conçoit des logiciels pour le transport, des régulateurs, des dispositifs limitatifs de vitesse et d’autres technologies de suivi en temps réel. 

Après une incubation dans un Fablab, ce jeune homme de la génération Y lance et teste sans financements extérieurs ses 7 premiers appareils en 2015. En 2016, il en produit 500 et en 2017, 11 000. Son objectif pour 2018 ? 40 000. Ses régulateurs de vitesse sont agréés par l’autorité de régulation rwandaise (RURA). Aujourd’hui, il gère une entreprise de 50 employés et la gamme de Pascal Technology, nom de l'entreprise, s’est bien sûr élargie. Si la demande a été au départ concentrée sur les automobilistes privés, les transports publics et conducteurs professionnels, l’enjeu est aujourd’hui d’outiller aussi les propriétaires de motos. 

À son, tour Pascal NDIZEYE est mentor au Klab de Kigali. Tout au long de notre discussion, j’ai été frappée par sa grande humilité dans cette aventure entrepreneuriale, comme s’il s’agissait plus de leadership et de responsabilité vis à vis de son pays et de son continent. Il faut dire que le Rwanda était bien représenté au Viva Technology de Paris. 

 

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Le Rwanda

 

Quelques chiffres

  • 2ème économie la plus compétitive d’Afrique.

  • 5ème pays en Afrique sub-saharienne en matière d'efficacité gouvernementale.

  • 3ème rang en matière de contrôle et de lutte contre la corruption.

  • 2ème pays africain après Maurice où il est facile de faire des affaires. L’on peut noter dans ce ranking que les meilleures pays africains sont tous anglophones : Rwanda, Kenya, Botswana, Afrique du Sud, Zambie, Seychelles, Lesotho ou Namibie.

 

Pendant notre échange, j’ai aussi appris que la participation de cette crème de la crème des entreprises high-tech rwandaises à ce stand a été entièrement prise en charge par l’État rwandais. Dans un salon comme celui-là où le futur de nombreuses industries et secteurs est repensé, permettre à des Start-up d’en faire partie peut non seulement augurer des futurs contrats, mais être aussi un facteur clé d’attractivité pour le pays qui affiche clairement son ambition de faire de Kigali une innovation city.

Les entreprises du pays, encouragées par le Rwanda Development Board qui y était aussi, étaient nombreuses et bien sûr fortement orientées TIC : AC Group (Transport et mobilité), Pascal Technology (technologies d’information), Zipline (livraison par drone) ou encore Irembo (prestations de services aux institutions publiques). 

 

“Il faut faire quelque chose de nouveau pour voir du nouveau”

— GEORG CHRISTOPH LICHTENBERG