Emploi

Comment rebondir après l'échec ?

Crédit : association NQT/ Viva Tech 18 mai 2019

Crédit : association NQT/ Viva Tech 18 mai 2019

 

Qu’ont en commun l’auteur et guru du Marketing Seth GODIN, l’inventeur et visionnaire James DYSON, l’auteur à succès J.K. ROWLING et le serial entrepreneur et visionnaire Elon MUSK ?

Ils ont beaucoup échoué avant de réussir. La dernière partie de l’article leur est consacrée.

Je rappelle toujours dans mes interventions que c’est parce que je cherchais un emploi duquel je ne pourrais plus jamais démissionner qu’échouer est devenu un risque à prendre. J’ai donc beaucoup échoué en chemin et j’échoue encore. 

 L’échec pour moi est une science, la science de la découverte de soi. L’échec est d’abord une expérimentation avant d’être un résultat. Si nous ne voyons que le résultat, nous manquons de voir tout ce que nous avons appris, appris à faire et surtout, ce que nous sommes devenus du fait de l’expérience. En apprenant à échouer, vous apprendrez à réussir. L’acceptation d’échouer donne le courage de faire et le courage vient de nombreux échecs.

Je pense aussi que l'échec est le germe d’une sérendipité, d’une réinvention du soi et d’un présage du futur. C’est important d’échouer. C’est encore plus important d’en retirer les leçons pour pouvoir rebondir. Et réussir à terme.

  1. Échouer,  un chemin de découverte de soi

Tous mes échecs m’ont appris à vivre et à être. Si vous avez déjà échoué comme moi, peut-être ces 3 enseignements majeurs que j’ai tirés de mes échecs résonneront en vous :

  • J’ai appris à mieux m'associer, à penser et à agir différemment désormais. J’ai compris que même engagée à 100%, tout ne dépend pas de moi.

  • J’ai découvert que j'étais plus persévérante que je ne le pensais. Plus créative que je ne l’imaginais.

  • Échouer m’a rapprochée de ce que ma mature profonde voulait exprimer à travers moi.

En effet, j’avais beau échouer en matière de résultat, j’avais conservé le cœur :  les outils, les connaissances et surtout l’expérience de soi et du langage de l'âme.  Ce point est très important parce que c’est en analysant ce language que j’ai compris que pour moi, la coopération internationale, les grandes organisations, c’était terminé. La vie en moi souhaitait que je réalise mes propres créations, que je crée ce que je voulais voir dans le monde et ce que je veux voir dans le monde est simple : des gens qui s’accomplissent en travaillant et plus d’entreprises qui créent cette vision pour leurs employés . 

Pause-question : Qu’avez-vous appris de vos échecs ? Détaillez 7 points majeurs. 

L’échec a une raison d’être. Si vous avez échoué en cherchant à exprimer votre authenticité, l’échec est une étape de plus pour dévoiler le soi, votre nature profonde. L’échec est une épreuve, un vrai test de la vie. L’échec teste votre courage, votre détermination et bien sûr, votre persévérance. Épreuve pour l’ego oui, invitation à cultiver l’humilité, aussi. 

Échouer c’est sortir de la norme. Mais souvenez-vous que l’opposé de l’échec n’est pas la réussite, mais la rigidité, l’inaction. Échouer fait grandir. En revanche, ne pas essayer c’est avoir peur de son ombre au lieu de l’affronter pour la faire entrer dans la lumière.

Vous pouvez échouer parce que vous poursuivez un chemin tracé par d’autres et non par vos désirs les plus élevés. Vous pouvez penser avoir échoué alors qu’il fallait passer par là pour devenir la personne que vous avez à créer dans cette vie. Ça c'est que mes échecs m’ont aussi appris. 

Pause-question : Qu’avez-vous déjà réussi grâce aux leçons tirées de vos échecs ?

2. Comment rebondir après l’échec ?

Pour rebondir après un échec et tourner en soi la page, vous pouvez comme je le fais souvent analyser et déconstruire toute l’expérience dans votre tête avec ces questions à l’esprit : 

  • Ai-je fait de mon mieux ?

  • Ai-je vraiment donné le meilleur de moi ?

  • Devait-on faire plus ?

  • Pouvait-on faire plus ? 

Faites de votre mieux jusqu’à ce que vous sachiez mieux. Ensuite, quand vous savez mieux, faites mieux.
— Maya ANGELOU
  • Suis-je en train de faire de cet échec une affaire personnelle ?

Tant que vous vous voyez depuis le centre de l’expérience, c’est difficile d’extraire les leçons à tirer. Quand vous visualisez à nouveau l’expérience et sortez du centre, vous avez une vue globale et pouvez analyser les faits de manière plus objective et rationnelle. 

 Si aujourd’hui je montre à mes clients comment s’accomplir au travail et expérimenter leur raison d’être unique, c’est grâce à mes échecs et aux 2 états d’esprit développés : en vérifiant que j’avais vraiment fait de mon mieux, j’ai pu commencer à tourner la page du premier projet que j’avais,créer des solutions de renforcement des capacités pour les microentreprises des pays en développement. Quelques temps après, mon premier client, un étudiant en école d’ingénieur me contactait pour son business plan. La premiere raison d’être de l’échec est de vivre l’expérience pour mieux comprendre et sortir des théories. L’expérience affecte, éprouve, bouscule, nous change. 

Échouer n’est déjà pas facile pour l’ego, alors autant échouer avec enthousiasme. Parce que tous les facteurs clés de succès ne dépendent pas de vous. Prenez juste vos responsabilités, ne prenez pas celles des autres. Admettez vos erreurs et le rôle que vous avez joué. Nous sommes souvent plus tolérants et bienveillants envers les autres qu’envers nous-mêmes. Quand vous répondez à ces questions que j’ai évoquées, vous faites un feed-forward pertinent. 

Et du coup, vous pouvez contracter l'expérience d’échec dans une matrice SWOT ( 2 colonnes, 2 lignes):

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  • Quelles forces avez-vous développé : force mentale, force intellectuelle, raisonnement, curiosité, expression, vision, adaptation, innovation frugale...

  • Quels points faibles avez-vous amoindri... 

  • Quelles opportunités vos expériences vous donnent désormais...

  • Quels sont désormais vos points de vigilance, les menaces que devez surveiller...

    En sachant que les actions vous appartiennent, pas les résultats, vous voyez l’échec différemment. 

3. Le futur à réussir

En identifiant toutes les leçons apprises sur les facteurs clés de cet échec, vous saurez faire l’opposé et construire des facteurs clés de succès. Vous voyez le problème / défi / projet différemment,  sous un autre Angle, avec un regard nouveau. Riche de vos expériences, hors du centre et en même temps comme si vous expérimentiez vos idées pour la premières fois.

Si vous trouvez une personne dans le monde qui a réussi sans avoir échoué, c’est probablement une intelligence artificielle ;). 

Parce que quels que soient les domaines d’activité, la plupart des personnalités publiques dans le monde ont échoué à de nombreuses reprises et parfois pendant plusieurs années avant de réussir. Elles partagent deux traits de caractère : l’humilité.  L’humilité de parler de leurs échecs d’abord. D’en parler en public. Et, la capacité de transformer ces échecs en sagesses et enseignements pour d’autres personnes. 

J.K. ROWLING :

Réponses négatives de 12 maisons d’édition pour le 1er tome d’Harry Poter.

En juin 1997, Bloomsbury publiait le premier tome de Harry Potter. L’idée du livre surgit en 1990. Son auteur, Joanne ROWLING plus connue sous le nom de J.K. ROWLING fit face au rejet de 12 maisons d’édition. 

Plus encore, dans les 7 années qui précédèrent la publication du premier tome d’Harry Potter, l’auteur vécut plusieurs épreuves et l’écriture, dit-elle en 2008 dans un discours d’ouverture à l’université Harvard, a été sa bouée de sauvetage.

Affranchie de sa peur la plus profonde et voyant que toutes ces difficultés ne l’avaient pas mise à terre, J.K. ROWLING s’engagea avec toute l’énergie et la détermination qui lui restaient pour finaliser son livre avec un succès qui en appellera d’autres : Femme britannique la plus influente en 2010, philanthrope reconnue et auteure à succès. 22 ans après le premier tome, les 7 volumes de la saga Harry Potter ont d’après son éditeur été vendus à plus 450 millions d’exemplaires dans le monde et traduits en 80 langues. 

Dans son discours d’ouverture à l’université d’Harvard, J.K. ROWLING rappelle aux étudiants diplômés qu’il est impossible de vivre sans avoir échoué. Mieux, certains échecs sont inévitables. Mais, poursuit-elle, de ces échecs, jaillit une meilleure connaissance de soi, de ses forces et des personnes sur lesquelles on peut compter. Sans adversité, cette découverte ne peut avoir lieu. 

 

Seth GODIN :
900 réponses négatives en 1 année en lançant son projet entrepreneurial autour des livres.

Trublion du marketing, Seth GODIN l’est assurément. L’auteur, et enseignant comme il aime souvent se définir a écrit de nombreux livres à succès comme la vache pourpre ou encore Tribus. Dans de nombreux interviews, il rappelle souvent que commencer tout projet présente un risque, « ça pourrait ne pas marcher » et que la chose la plus risquée est de jouer la sécurité. Les succès se voient souvent, les échecs un peu moins.

Elon MUSK

E. MUSK est - en partant de zéro - à développer l’entreprise SpaceX, fondée en 2002 avec un objectif ambitieux : contribuer à faire de l’espèce humaine une espèce multi-planétaire.

Aidé par une fortune issue du rachat par Ebay de Paypal dont il fut un des fondateurs, E. MUSK eut d’abord pour parti pris d’acquérir des fusées américaines. Mais chaque fusée coûtait environ 65 millions de dollars et il lui en fallait deux pour démarrer ses projets, disait-il en octobre 2012 dans un entretien réalisé avec Chris ANDERSON, rédacteur en chef à l’époque du magazine Wired. 

Aussi privilégia t-il les véhicules spatiaux russes dont le coût unitaire oscillait entre 15 et 20 millions de dollars. Mais ce prix n’était pas réellement lié à l’efficacité économique des russes. Les fusées existaient déjà et étaient en réalité peu utilisées. 

Alors, de réunions en réunions avec des acteurs du secteur, E. MUSK constitua et fit travailler une équipe d’ingénieurs internationaux. La conclusion de ces travaux fut que le problème majeur dans le secteur était l’incapacité des acteurs actuels à construire des fusées à coûts réduits. En effet, la technologie des fusées n’avait pas tellement évolué depuis les années 60. Plus encore, rien n’empêchait SpaceX de se lancer dans cette aventure.

En 2008, soit 6 ans après sa création, SpaceX lança la première fusée Falcon 1 pour un prix de vente de 7 millions de dollars. Tout en essuyant des échecs de lancement ou des explosions de fusée en plein vol, L’entreprise parvint à décomposer les composants d’une fusée et en analysant le coût de chaque composant, à obtenir un coût représentant environ 2% du coût traditionnel. 

James DYSON :

5127 prototypes pour le premier aspirateur sans sac. 

 

« J'ai fait 5127 prototypes de mon moteur d'aspirateur sans sac avant de trouver le bon compromis. Ce qui veut dire que j'ai échoué 5126 fois. Mais j'ai appris de chacun de ces échecs. Et ce sont eux qui m'ont permis de trouver la solution. Donc, je ne me soucie pas de l'échec. J'ai toujours pensé que les écoliers devraient être notés en fonction du nombre d'échecs qu'ils ont eu.  L'échec, c'est la clé du succès... Les succès sont faits d'erreurs  à 99%. » (source : industrie-techno.com)

Quand vous avez une idée qui a de la valeur, quand vous avez une vision, l’échec devient le prix à payer. Échouer n’est pas un choix, mais donner à l’échec un autre sens l’est. L’échec ne nous définit pas, il nous libère.


Geoffroy de BECDELIÈVRE

Toute sa vie on fait des erreurs, c’est aussi valable dans le monde de l’entreprise. Il faut simplement savoir s’adapter.

En France aussi, vous trouvez aussi des entrepreneurs comme Geoffroy de Becdevièvre qui abordent l’échec avec éloquence et pertinence. Chef d’entreprise (plus de 250 collaborateurs, 70 millions d’euros - sources : Forbes) et fondateur de Marco Vasco, spécialiste du voyage sur mesure  et haut de gamme dans le monde. 

Afin d’inciter son équipe de direction à prendre des initiatives, il célèbre les échecs dans son entreprise en décernant un prix : le prix de l’échec. Une approche contre-intuitive qui permet de ne pas avoir peur d’avoir des idées et de ne pas avoir peur d’échouer.

N’ayez pas peur d’échouer. Ayez peur de vivre une vie pleine de regrets. 

Pour aller plus loin, le livre du philosophe Charles PÉPIN :

 

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3 raisons qui poussent à chercher sa voie et sa raison d’être unique

Photography by Geran de Klerk on Unsplash

Photography by Geran de Klerk on Unsplash

 

Et ce qui change quand vous les trouvez.

 

Trouver votre voie et votre raison d’être changera votre vision de l’emploi et vous donnera envie d’innover et d’agir en professionnel et non en demandeur d’emploi ou en salarié. Vous travaillerez avec une organisation et non pas pour ne organisation. Vous devenez par conséquent plus sensible à son devenir parce que vous vous engagez à contribuer à un meilleur impact avec elle. Parce que vous co-créez à votre niveau ce futur, le vôtre et celui de votre entreprise.

 

Avant de poursuivre votre lecture notez 3 objectifs que vous avez et qui vous poussent à lire cet article. Qu’avez-vous fait d’inconfortable ces 30 derniers jours.

 
  1. 3 raisons qui poussent à chercher sa voie et sa raison d’être unique ?

Pourquoi trouver sa voie et sa raison d’être le plus tôt possible ? Pourquoi se mettre en quête ? 

Comme moi avant, les personnes que j'accompagne ressentent un vide intérieur et vivent un décalage entre ce qu’elles font sans passion et ce qui leur donnerait envie de se dépasser au quotidien. Elles veulent s’accomplir et travailler aussi à leurs propres aspirations.  Nous avons tous des facultés, des « capacités, aptitudes, possibilités » qui existent en nous. Avec la pratique, ces facultés se transforment en facilités.

Aussi, trouver votre raison d’être vous permet d’abord defaire quelque chose d’unique et de remarquable. Un vie de travail concentre 80 000 heures, redistribuées dans une journée de 7 ou 8 heures ou, dans une année de 1607 heures ou de 218 à 235 jours si vous êtes cadre. Nous passons le plus d’heures de notre vie d’adulte au travail. 

 

La deuxième raison est de vous éviter ce que j’appelle une démission invisible. La démission invisible a lieu quand :

-      Vous n’êtes pas vraiment passionné(e) par ce que vous faites.

-      Ce que vous faites ne compte pas tellement pour vous.

-       Vous êtes là uniquement pour le salaire.

-      L’avenir de l’entreprise ne vous intéresse pas tellement. 

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Seulement 6% des salariés français ont dit être « engagés » d’après le sondage Gallup de 2018. 74% se sont déclarés «  pas engagés » et 20% ont indiqué être « carrément désengagés ». Dans une démission invisible, c’est de votre propre génie, originalité, créativité, excellence que vous démissionnez. 

 

Pause-question : Quel est votre profil d’engagement dans votre emploi actuel ?

 

Si vous faites partie des 6%, alors vous connaissez déjà votre raison d’être unique et avez plus que trouvé votre voie. Votre travail reflète qui vous êtes et vous offre la possibilité d’exprimer votre raison d’être unique. Vous vous accomplissez en travaillant. 

 

Si vous faites partie des 94%, commencez par identifier la source de votre désengagement. Même si les raisons extérieures peuvent impacter votre engagement, identifiez aussi vos raisons personnelles. Il y a 2 jours, j’échangeais avec une jeune active de 28 ans qui se demandait si elle n’avait pas fait d’erreur en acceptant son emploi actuel. Elle disait avoir suivi son intuition par rapport à d’autres candidatures. Je lui ai répondu qu’une vraie intuition est une directive, une information qui persiste et qui peut être donnée de plusieurs façons et à plusieurs reprises. L’intuition ne fait hélas pas dans le détail et sa manifestation est le plus souvent fugace.  

 

Une entreprise parfaite en soi n’existe pas. Elle l’est pour certains et pas pour d’autres.  Les raisons pour lesquelles vous avez accepté un emploi hier peuvent changer des mois ou des années après. Que faire dans ce cas ?

 

-      Créez-vous un tableau en 3 colonnes : la liste de ce que vous aimez faire, la liste de ce que vous ne voulez plus faire (parce que vous vous ennuyez, vous n’apprenez plus,  ce travail peut être automatisé ou fait autrement) et la liste de de ce à quoi vous aimeriez contribuer (pour évoluer, sortir de votre zone de confort, donner le meilleur de vous-même). Vous pouvez aussi vous aider du support d’auto-évaluation Faites-le pointpour aller plus loin.

 

-      Échanger avec une personne en qui vous avez confiance en interne, membre de vote réseau ou un tiers (selon votre statut ou votre âge, vous pouvez bénéficier d’un soutien gratuit pour résoudre ce problème en contactant une associations spécialisée. Autrement, n’hésitez pas à vous offrir les services d’un professionnel).

 

Les deux premiers conseils vous aideront à cerner le problème et à identifier au moins 3 pistes de solution. Les autres peuvent vous aider à penser différemment, à évaluer une ou plusieurs approches, mais veillez à ce que les solutions viennent de vous. 

 

Pause-question : Qu’est ce qui doit-être fait (par vous et peut-être par d’autres) pour que chaque jour devienne un moyen d’exprimer votre engagement, votre créativité et le meilleur de vous-même au maximum ?  

 

Tout emploi est créé sur la forme par une entreprise et sur le fond par les gens. Ça peut être vous grâce à une candidature spontanée ou une annonce de poste à pourvoir. Dans les deux cas, cela demande de faire quelque chose qui requiert une embauche. La raison supérieure d’un emploi est de libérer votre génie pour créer à votre tour des emplois, même si vous êtes salarié. Avec votre entreprise actuelle idéalement. Ou avec une autre.

 

Enfin, la troisième et dernière raisonest fournie par les millennials : vous réaliser.Cette génération née après les années 80 et âgée de 23 à 38 ans est en train de faire bouger les lignes du monde du travail. Si vous hésitiez un peu, sachez désormais que vous pouvez faire ce qui compte pour vous si vous êtes prêt/e à faire certains sacrifices. 

Trouver sa voie commence vraiment  avec des questions qui bousculent et pour lesquelles vous ne trouvez pas de réponse immédiate. En voici quelques-unes :

-      Êtes-vous aligné(e) avec votre destin professionnel ? Posez-vous cette question chaque jour et d’autres questions viendront. Le but est de ressentir que vous êtes à votre meilleure place et dans l’entreprise qui vous fait grandir.

-       Qui souhaitez-vous devenir ? Pour répondre à cette question, pensez à 2050 ou 2060. Par anticipation, si votre vie professionnelle pouvaient se résumer en une phrase, en une mission, quelle serait-elle ?

 

2. 3 pistes pour retrouver votre raison d’être ou laisser votre voie se dévoiler

Parmi les pistes à privilégier pour découvrir votre raison d’êtreou aider votre voie à vous trouver, le type de personnalitéen est une. Un type de personnalité est contracté dans 4 lettres et derrière ces 4 lettres, c’est tout un puzzle à reconstituer pour être complet et ne pas stagner. Si vous n’avancez plus, vous reculez. 


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Les lettres visibles illustrent ce que vous faites le plus souvent et ces 4 lettres cachent 4 lettres invisibles qui illustrent ce que vous faites peu souvent (fonction terciaire) et très peu souvent (fonction inférieure). En les activant par l’action, vous libérez vos potentiels. L’article comment exploiter votre profil de personnalitévous donne plus de détails. 

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Le deuxième point fort du type de personnalité est qu’il vous aide à découvrir comment élargir « votre zone de confort » repérable dans les 4 lettres de votre profil (énergie, fonctions principale et auxiliaire, mode d’action).

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Vous y parvenez en travaillant les lettres opposées à celles-ci.  Si vous exploitez vote type, vous n’aurez plus le même type dans 2-3 ans. C’est d’autant plus important que vous en avez besoin pour peaufiner qui vous souhaitez devenir. Et créer votre futur par l’imagination, la pensée et l’action.

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Le deuxième moyenqui vous aide à retrouver votre voie est le C.V. inversé, en pensant à partir du futur que vous souhaitez voir se réaliser. Il est différent du C.V. classique qui est dépassé au regard des transformations que nous vivons aujourd’hui. Nous tous avons désormais une contrainte : nous réinventer. Et le gap entre ces deux approches est évident : pas assez de gens qui cherchent un emploi en étant apporteurs de solutions, en pensant comme des visionnaires et en agissant comme des innovateurs. Pas assez de gens qui montrent leur génie personnel.  

 

Pause-question : Que faites-vous chaque jour pour réinventer votre métier ? Comment voyez-vous votre métier dans 10 ans ?

 

Quand vous vous connaissez un peu plus et un peu mieux, vous reprenez le pouvoir sur vos aspirations et l’impact que vous voulez avoir dans le monde ? Il ne vous reste plus qu’à trouver l’entreprise qui vous convient. Celle qui vous fera grandir. Celle qui vous donne envie de donner le meilleur de vous-même et de faire des choses qui comptent pour vous aussi. Si vous n’êtes pas dans ce cas actuellement, demandez-vous pourquoi et comment pouvez-vous changer les choses soit, changer vous-même, changer votre organisation ou changer d’organisation.

 

 La troisième pistepour trouver sa voie est de collaborer avec l’organisation qui vous convientparce qu’elle a une vision, une raison d’être et des valeurs que vous partagez. Toutes les entreprises ont un raison d’être. Certaines l’expriment en actes concrets et inspirants.  Aujourd’hui, des labels et classements vous aident à trouver votre entreprise idéale :

 

 Trouver sa voie, c’est trouver en substance un emploi que vous aimez et duquel vous ne démissionnerez jamais. Un métier qui reflète qui vous êtes. Porteur, évolutif et futuriste. Communiquez votre vision du futur et le problème que vous souhaitez résoudre. Vous deviendrez au fur et à mesure la personne disposant des compétences, des talents et du leadership pour réaliser cette vision.

 

Cherchez aussi le meilleur manager pour vous, bien avant le salaire et les avantages. Qui vous pouvez devenir est dépend du management que vous expérimentez. Vérifiez bien que ce dernier s’accomplit car si tel n’est pas le cas, il aura des difficultés à vous éveiller à votre propre individuation. Mon intuition est que les bons managers s’accomplissent.

 

Pour terminer : Comment vous comptez exploiter cet article au maximum ?

  

P.S.

J’aide les millennials à s’accomplir au travail en leur montrant par l’action leur génie personnel, où ils peuvent déployer leur destin professionnel et créer une nouvelle expertise en phase avec les métiers du futur. Ainsi, ils évoluent à partir de la mission qu’ils souhaitent réaliser dans cette vie, apprennent à se réinventer sans cesse, à innover et à réveiller le visionnaire qui sommeille en eux. Les personnes que j’accompagne (90% ont entre 22 à 36 ans), vivaient une ou plusieurs de ces situations. Elles : manquaient de confiance en elles ; ne pensaient pas avoir un génie particulier ; veulent toutes être utiles ; pouvaient toutes parler d’un problème avec acuité et avaient même déjà de la matière pour le résoudre. Connaissez-vous une/des personnes qui vit/vivent dans ce(s) cas ?


Si oui, voici comment je peux l’aider /les aider à s’accomplir au travail, un jour à la fois :

-      J’accompagne en 1to 1 à distance : à la carte pour une session co-créative et 1 besoin particulier ou,  9 mois pour une transformation ultime (21 sessions) et comme résultat, une expertise créée et alignée sur le génie personnel, les besoins créatifs de l’âme et le futur du monde

-      J’anime des ateliers de groupe : en format d’une journée co-créative (ateliers et session Q/R en 1to1) ou, de 9 journées doubles de transformation au lieu de 9 mois (ateliers, sessions Q/R et accompagnements individuels) pour des groupes de 4 personnes au moins.




 

 

Devenir une entreprise où il fait bon travailler

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Plus qu’un label, une logique d’amélioration continue de l’environnement de travail proposé aux collaborateurs. Une performance individuelle et collective accrues. Une marque valorisée.

 
Une entreprise great place to work est «  un lieu où vous faites confiance à vos dirigeants, où vous êtes fier de vote travail et où vous appréciez vos collègues »
— Robert LEVERING

Par ces mots, Robert LEVERING, co-fondateur de Great Place to Work illustre la raison d’être du concept et la mission de l'institut : créer une société meilleure en aidant à la transformation des entreprises. The Great place to work, c’est 27 ans d’existence et une présence depuis 17 ans en France.

Il est loin le temps où venir travailler uniquement sans attachement émotionnel et engagement suffisaient. Selon Manpower, (2015) 38% des employeurs dans le monde (et 29% en France) auraient des difficultés à attirer les talents nécessaires. 88% des millennials veulent travailler dans une entreprise qui reflète leurs valeurs.


À l’heure où les taux de désengagement des salariés en entreprise restent bas dans de nombreux pays du monde (6% en France d’après Gallup), focus sur les entreprises qui pensent différemment. Les entreprises où il fait bon travailler puisqu’on les appelle ainsi illustrent un principe qui mérite d’être souligné : sans les collaborateurs, une entreprise n’est rien. Sans l’engagement et l'épanouissement des collaborateurs, une entreprise met en péril à la fois son futur, sa capacité à rebondir et son excellence. 


Qu’est-ce une entreprise où il fait bon travailler ou great place to work ? Comment est né le concept et qui en sont les auteurs ? Quelle démarche faut-il entreprendre pour devenir une entreprise great place to work ? Et pour quels résultats ?  Ce sont là les questions que je trait  dans le présent article.


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1. Les enjeux

Quand un environnement de travail est accueillant et stimulant, permettant à chacun d’être à sa meilleure place pour donner le meilleur de lui-même, une organisation développe plus facilement ses objectifs. Parce qu’il existe une relation d’appréciation mutuelle au sein des équipes et de confiance vis à vis du management. Parce que le bien-être au travail de chacun est souhaité et accompagné, ce qui accroit les contributions personnelles.   

Vous ne pouvez pas motiver les gens, vous pouvez seulement créer un environnement dans lequel ils sont motivés.
— Brad FELD

Les entreprises great place to work sont des environnements qui ont su développer une culture d’entreprise forte, des relations de confiance et un leaderrship permettant aux collaborateurs de révéler leur potentiel. Ces environnements renforcent la marque employeur et la fierté des collaborateurs. L’impact économique est à noter également. En effet, la valeur boursière des entreprises où il fait bon travailler croit 2 fois plus vite que le marché.

Plus de 6000 entreprises sont interrogées dans le monde et celles qui acceptent cet audit sont à n’en point douter des précurseurs. Grâce à son expertise, l’institut Great Place to work depuis sa création en 1992 a déjà collaboré avec plus de 10 000 entreprises dans le monde et interrogé plus de leurs 12 millions de leurs collaborateurs.

Dans les palmarès  best places to work, vous trouverez aussi bien des petites entreprises de moins de 50 salariés  (Utopies, Ovalo, Lisea) que des entreprises de plus de 5000 salariés (EY, Norauto). Solliciter un audit indépendant n’est donc pas une question de taille. Encore moins une question de budget. Le coût de cette démarche varie selon la taille de l’entreprise. Pour certaines, il avoisine 6000 euros hors taxes. D’autres paieront jusqu’à 20 000 euros.

Toutes les entreprises signent la charte intégrité de l’Institut. De même, l’institut dit mener des contrôles après enquête auprès des collaborateurs. En effet, il faut savoir que l’institut ne communique pas sur les entreprises auditées qui n’atteignent pas les minimums pour recevoir la certification. Mais en interne, ces dernières bénéficient de recommandations et de conseils pour valoriser leurs points forts et travailler sur leurs axes d’amélioration.

2. La démarche

Les premiers critères à remplir pour initier la démarche de reconnaissance sont : être une organisation publique ou privée, avoir un statut juridique propre, réunir au moins 20 collaborateurs en CDI et exister depuis 3 ans au moins.

Lors de l’inscription, l’entreprise reçoit le guide du participant et signe la charte intégrité. Sont après définies les modalités d’enquête des collaborateurs : date et mode des enquêtes. Ici l’enquête peut se faire auprès de tous les collaborateurs ou auprès d’un échantillon représentatif (pour les grandes entreprises).

Enfin selon les objectifs de l’entreprise, l’institut propose différentes modalités de restitution, des comparaisons (benchmark) de la culture de l’entreprise évaluée face aux entreprises les plus performantes du secteur tant socialement qu’économiquement ainsi que des questions additionnelles plus spécifiques à l’entreprise en plus des questions générales.

Les enquêtes sont conduites par un chef de projet assisté d’un chargé d’enquête, de l’équipe de communication et de celle en charge de la restitution des enquêtes et des préconisations. 

Une enquête ne vaut pas certification great place to work. Pour être certifiée, une organisation doit avoir une moyenne au questionnaire trust index supérieure à 70% (66% pour les entreprises de plus de 500 salariés) soit, le taux de réponses positives moyen pour l’ensemble des questions. De plus, sa note culture audit doit être supérieure à 30 sur 60.


Le trust index est une enquête menée auprès des collaborateurs pendant 2 semaines environ. Un questionnaire composé de 64 questions fermées, de 2 questions ouvertes et de 7 questions démographiques leur est adressé. Pour les entreprises qui ont déjà développé leur modèle d'enquête, l’institut peut analyser le questionnaire interne existant et recommander les questions à ajouter au Trust Index. 

Pour le culture Audit, il s’agit d’un dossier rempli par l’entreprise permettant d’identifier les pratiques managériales et les modèles d’action de celle-ci en matière d’intégration et de recrutement. Une partie est consacrée aux chiffres clés de l’entreprise tels que le nombre de CDD, de CDI, l’effectif selon le genre, le statut et l’âge ainsi que le nombre d’heures de formations en moyenne. Une deuxième partie propose 15 questions ouvertes sur les programmes de l’entreprise et ses pratiques avec justificatifs à l'appui.


Les 2 scores issus de ces 2 audits déterminent les entreprises qui feront partie du programme de reconnaissance « great place to work » . L’évaluation finale est faite à partir d’un grille VOAHI pour Variety, Originality, All in inclusive, Human Touch, Integration. Les résultats sont disponibles sous 4 à 6 semaines après les 2 enquêtes.

3. Et après

La certification great place to work est exploitable 1 an. Toutes les entreprises certifiées concourent automatiquement au prochain palmarès « best places to work ». Côté critères, le trust index pèse pour 2 tiers de la note finale et la culture audit 1 tiers. Autrement dit, c’est vraiment l’opinion des collaborateurs qui fait l’entreprise great place to work.

Quelle que soit la taille d’entreprise, elle peut être évaluée selon sa catégorie : - de 50 salariés, de 50 à 500 salariés, de 500 à 5000 salariés et plus de 5000 salariés. Le palmarès est communiqué en mars de chaque année.

Une entreprise présente au palmarès bénéficie :

D’ailleurs à la suite de la publication du palmarès, vous n’aurez aucun mal à retrouver ce classement dans plusieurs  journaux et plateformes d’accompagnement dans l’emploi.

Devenir une entreprise où il fait bon travailler est c’est bâtir une raison d’être partagée par tous et transmutée par chacun. La qualité de vie au travail et la culture d’entreprise sont la face cachée de la performance globale et de l’engagement de collaborateurs. Dans le domaine de l’audit de la marque employeur, d’autres plateformes comme Linkedn et Glassdoor sont aussi engagées. Linkedn propose un classement des top companies soit, les entreprises le plus attractives pour salariés français . En plus de publier chaque année également un classement des meilleures employeurs, Glassdoor publie aussi un classement des meilleurs PDG.

Il y a encore beaucoup à faire pour créer un monde où toutes les entreprises deviennent des environnements où il fait bon travailler. Et celles qui se prêtent à l’évaluation Great Place to Work, méritent d’être saluées pour leurs efforts. En 2019, d’après l’institut, 304 entreprises ont sollicité un audit, 158 ont reçu la certification Great place to Work. Et 97 figurent au palmarès best workplaces. Une volonté qui doit relever du leadership en interne, de la vision qu’il a des collaborateurs.

Sources : https://www.greatplacetowork.fr/

Photo by Toa Heftiba on Unsplash

 

 

Ce que veulent les millennials

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Créer un nouveau monde du travail, où s’accomplir est possible. Et auprès de leaders qui croient en leurs capacités. Les millennials veulent avoir un impact et créer leur destin.

(Article écrit à l’origine pour le guide du forum de recrutement Paris 2019 organisé par le cabinet AfricSearch)

 
Cela ne fait aucun sens d’embaucher des gens intelligents et de leur dire ce qu’ils doivent faire. Nous recrutons des gens intelligents afin qu’ils nous disent ce que nous devons faire.
— Steve JOBS

1. Les millennials et moi

Nous sommes en septembre 2016. Prince, étudiant en fin d’année d’études d'ingénieur me contacte par le biais de Facebook. Il a une idée entrepreneuriale et sollicite mon aide. Je dis oui et pendant 6 mois, je découvre une personne mue par une volonté d’innover pour favoriser la croissance et la performance des PME locales de son pays d'origine. Sa capacité à trouver des informations hautement stratégiques et à connaître aussi finement la chaîne industrielle locale me bluffe. En l’aidant à se dépasser, je me dépasse moi-même. 

Cette première co-créativité à distance lance mon aventure collaborative avec les Millennials. Et depuis Prince, mes clients ont la particularité à 90% d’être des millennials. La deuxième particularité est que ce sont des personnes aux cultures multiples. La plus jeune a 22 ans et vit en Belgique. La plus âgée 36 ans, a quitté la France pour le Sénégal. Cette population née entre 1980 et 2000 se sent libre d’agir à sa manière.

De l’intérieur, je sais que croire en eux les rend motivés et plus productifs. Leur faire voir ce qu’ils ne voient pas, les rends innovateurs. Avoir grandi dans un monde où l’information est accessible en un clic leur donne encore plus envie d’agir pour avoir un impact. Comme consommateurs, ils ont utilisé ou utilisent des services qui ont souvent moins de 2 décennies d’existence.

À l’échelle mondiale, ils peuvent apprendre, s’ils le veulent, des entrepreneurs visionnaires et innovateurs, qui souvent sont partis de rien. Ou presque. D’Elon MUSK à Jack MA.


2. Un monde du travail où s’accomplir est possible

Les choses changent. Des entreprises transforment leurs environnements de travail en lieux de vie et de créativité, investissant sur le bien-être de leurs salariés. Mais l'entreprise qui veut attirer et retenir ses salariés millennials gagne à exprimer et à illustrer clairement ce qu’elle souhaite que ses salariés deviennent. Dans son essai  Do You Want Your Customers to Become ?Que voulez-vous que vos clients deviennent -, Michael SCHRAGE (1) rappelle que les entreprises innovantes transforment leurs clients et leur demandent de devenir de meilleurs chercheurs (Google), créatifs (Apple) ou critiques (Amazon). 

Dans le même ordre d’idées, une entreprise ne va pas seulement retenir ses salariés millennials avec des avantages et de beaux espaces de travail. Mais en aidant ses salariés à définir qui ils souhaitent devenir. En les aidant à s’accomplir pour ne pas avoir un job ou un emploi en entreprise, mais une étape de son destin à créer.

Les gens offrent le meilleur d’eux-mêmes quand ils sont à leur meilleure place. L’enjeu est donc de définir avec eux cette meilleure place et construire un environnement qui facilite leur créativité, leur prise de risques et l’accomplissement du soi. 

Customers will never love a company until the employees love it first.
— Simon SINEK

« Les clients n’aimeront jamais une entreprise à moins que les employés l’aiment en premier » dit le conférencier et auteur Simon SINEK. Dans le monde du travail, certaines entreprises ont compris que l'enjeu demain est la fidélisation de leurs salariés, notamment des millennials. Aussi investissent-elles aussi pour être reconnues comme entreprises où il fait bon travailler. Chaque année dans 60 pays, près de 6000 entreprises sollicitent cet audit de Great place to work, des plus grandes aux plus petites. Pour celles qui se prêtent à l’exercice, cela impacte fortement l’engagement des salariés et développe une culture d’appartenance. Mais surtout, plus de salariés se rendent au travail avec plaisir.

En 2020, les millennials vont représenter la moitié de la population globale active. Et le rapport DELL et de l’institut pour le futur estime que 80% des métiers de 2030 n’existent pas encore. Ces 2 données élargissent plus que jamais le champ des possibilités professionnelles et laissent augurer un nouveau contrepoids face aux managements traditionnels. 

Beaucoup de millennials travaillent et ont travaillé tout en poursuivant leurs études. Arrivés à 25, 30 ou 35 ans, la plupart ont déjà expérimenté de nombreux environnements et cerné ce qui leur correspond mieux. Ils savent aussi intuitivement ce qui ne contribue pas à les faire grandir et à exprimer leur raison d’être. Et ils ne sont pas les seuls. 

3. Un leadership qui inspire et stimule l’engagement

En 2018, 6% des salariés français disaient être vraiment engagés  (Gallup).  L’herbe n’était pas plus verte chez les managers puisque seulement 8 % des managers étaient engagés. Un désengagement qui coûterait 97 milliards d'euros à l'économie française. 

Quant au reste de l’Europe, les taux d’engagement les plus élevés observés principalement au Portugal et en Europe du Nord (Norvège, Suède, Danemark) ne dépassaient guerre 16-17%. À l’échelle mondiale, ce sont plus de 900 millions de personnes dans 142 pays qui ne s'accomplissent pas au travail (Gallup 2016).  

Une vie de travail concentre 80 000 heures, 9 années complètes environ. Autrement dit là où nous passons le plus de temps de notre vie est là aussi où beaucoup parmi nous ne s'épanouissent pas. Ça, les millennials en sont conscients. Ils ont déjà vécu directement et/ou indirectement ce décalage entre ce à quoi ils aspirent vraiment - leurs idéaux, leurs valeurs - et ce qu’ils font.  

Dire que les millennials veulent un métier qui a du sens et qui leur permet de s’épanouir devrait être trivial. Qui voudrait le contraire ? Et oser le dire est à leur avantage. Ils montrent qu’ils sont plus responsables et plus courageux qu’on ne le pense. 65% des millennials estiment que les méthodes de travail traditionnelles freinent leur potentiel (étude PWC, the future of work to 2030, 2017). Aux Pays Bas, en Allemagne, en Angleterre et en France, ils sont 68% à avoir déjà fait des compromis dans leurs emplois actuels (étude Yougov).  

Il est aujourd’hui nécessaire d’inverser le paradigme. Lier le travail à l’accomplissement de soi permet aux gens d’être plus créatifs et de libérer leur génie personnel. Dès lors, les gens n’attendent plus d’être stimulés ou motivés, ils savent où ils veulent aller et qui ils veulent devenir. Et ils y vont. 

Il faut d’autant plus accélérer cette vision que tous les emplois détruits ne seront pas remplacés. Les prédictions sont de 2,5 millions d’emplois d’ici 2025 en France (Roland Berger Consulting France). Le futuriste américain Thomas FREY anticipe lui une suppression de 2 milliards d’emplois d’ici 2030. Pour anticiper ce futur, un autre type de management est indispensable.

Les millennials ont besoin de leaders capables de les faire grandir. De les faire sortir de leur zone de confort. De les aider à avoir une vision et à concevoir leur emploi comme une opportunité de résoudre un problème majeur. De les inciter à voir dorénavant la vie professionnelle comme un apprentissage permanent. Et de s’assurer qu’ils s’accomplissent et travaillent à leurs aspirations. Tout un leadership émotionnel à développer plus que jamais.  Un leadership transparent, empathique, pédagogique, qui inspire et cherche à stimuler leur potentiel de leadership.

Quand les gens retrouvent en eux ce quelque chose qui vit, qui les passionne et correspond à leur vision idéale du monde, ils commencent à se connaître plus et mieux et surtout à faire, à oser. Ce n’est pas le C.V. qui dévoilera ces capacités, mais chercher à découvrir qui est la personne qui meut le salarié. Une conversation à la fois. Ainsi selon Manpower, (2015) 38% des employeurs dans le monde (et 29% en France) auraient des difficultés à attirer les talents nécessaires.  

Les millennials d’aujourd’hui sont les leaders de demain. Dans leur quête et leurs exigences, ils s’y préparent déjà. Différemment.

(1) Chercheur associé au MIT et enseignant à l'imperial college business school. Harvard Business Review Press 2012.

 (3) Étude Yougov pour Monster interrogeant 1000 personnes de 18 à 36 ans aux Pays Bas, en Allemagne, en Angleterre et en France.

Autres sources pour préparer cet article :

Millennials au travail : arrêtez d’en parler sans vraiment savoir, septembre 2018. 

Comment Les Millennials Dessinent L’Entreprise De Demain, février 2018. 

Most millennials will only work for purpose-driven firms , mars 2018.

Quand les millennials poussent les entreprises à repenser les lieux de travail , janvier 2018.

Mais pourquoi les salariés français sont-ils si peu engagés au travail (selon les Américains) ? Septembre 2018.

Les millennials au travail, au-delà des idées reçues, 2016.

6 faits étonnants sur le rapport des millennials au travail, mars 2017.

900 Million People in the World Are Unfilled With Their Work. Here’s What To Do If You’re One of Them, juillet 2016.

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