Être soi

Comment rebondir après l'échec ?

Crédit : association NQT/ Viva Tech 18 mai 2019

Crédit : association NQT/ Viva Tech 18 mai 2019

 

Qu’ont en commun l’auteur et guru du Marketing Seth GODIN, l’inventeur et visionnaire James DYSON, l’auteur à succès J.K. ROWLING et le serial entrepreneur et visionnaire Elon MUSK ?

Ils ont beaucoup échoué avant de réussir. La dernière partie de l’article leur est consacrée.

Je rappelle toujours dans mes interventions que c’est parce que je cherchais un emploi duquel je ne pourrais plus jamais démissionner qu’échouer est devenu un risque à prendre. J’ai donc beaucoup échoué en chemin et j’échoue encore. 

 L’échec pour moi est une science, la science de la découverte de soi. L’échec est d’abord une expérimentation avant d’être un résultat. Si nous ne voyons que le résultat, nous manquons de voir tout ce que nous avons appris, appris à faire et surtout, ce que nous sommes devenus du fait de l’expérience. En apprenant à échouer, vous apprendrez à réussir. L’acceptation d’échouer donne le courage de faire et le courage vient de nombreux échecs.

Je pense aussi que l'échec est le germe d’une sérendipité, d’une réinvention du soi et d’un présage du futur. C’est important d’échouer. C’est encore plus important d’en retirer les leçons pour pouvoir rebondir. Et réussir à terme.

  1. Échouer,  un chemin de découverte de soi

Tous mes échecs m’ont appris à vivre et à être. Si vous avez déjà échoué comme moi, peut-être ces 3 enseignements majeurs que j’ai tirés de mes échecs résonneront en vous :

  • J’ai appris à mieux m'associer, à penser et à agir différemment désormais. J’ai compris que même engagée à 100%, tout ne dépend pas de moi.

  • J’ai découvert que j'étais plus persévérante que je ne le pensais. Plus créative que je ne l’imaginais.

  • Échouer m’a rapprochée de ce que ma mature profonde voulait exprimer à travers moi.

En effet, j’avais beau échouer en matière de résultat, j’avais conservé le cœur :  les outils, les connaissances et surtout l’expérience de soi et du langage de l'âme.  Ce point est très important parce que c’est en analysant ce language que j’ai compris que pour moi, la coopération internationale, les grandes organisations, c’était terminé. La vie en moi souhaitait que je réalise mes propres créations, que je crée ce que je voulais voir dans le monde et ce que je veux voir dans le monde est simple : des gens qui s’accomplissent en travaillant et plus d’entreprises qui créent cette vision pour leurs employés . 

Pause-question : Qu’avez-vous appris de vos échecs ? Détaillez 7 points majeurs. 

L’échec a une raison d’être. Si vous avez échoué en cherchant à exprimer votre authenticité, l’échec est une étape de plus pour dévoiler le soi, votre nature profonde. L’échec est une épreuve, un vrai test de la vie. L’échec teste votre courage, votre détermination et bien sûr, votre persévérance. Épreuve pour l’ego oui, invitation à cultiver l’humilité, aussi. 

Échouer c’est sortir de la norme. Mais souvenez-vous que l’opposé de l’échec n’est pas la réussite, mais la rigidité, l’inaction. Échouer fait grandir. En revanche, ne pas essayer c’est avoir peur de son ombre au lieu de l’affronter pour la faire entrer dans la lumière.

Vous pouvez échouer parce que vous poursuivez un chemin tracé par d’autres et non par vos désirs les plus élevés. Vous pouvez penser avoir échoué alors qu’il fallait passer par là pour devenir la personne que vous avez à créer dans cette vie. Ça c'est que mes échecs m’ont aussi appris. 

Pause-question : Qu’avez-vous déjà réussi grâce aux leçons tirées de vos échecs ?

2. Comment rebondir après l’échec ?

Pour rebondir après un échec et tourner en soi la page, vous pouvez comme je le fais souvent analyser et déconstruire toute l’expérience dans votre tête avec ces questions à l’esprit : 

  • Ai-je fait de mon mieux ?

  • Ai-je vraiment donné le meilleur de moi ?

  • Devait-on faire plus ?

  • Pouvait-on faire plus ? 

Faites de votre mieux jusqu’à ce que vous sachiez mieux. Ensuite, quand vous savez mieux, faites mieux.
— Maya ANGELOU
  • Suis-je en train de faire de cet échec une affaire personnelle ?

Tant que vous vous voyez depuis le centre de l’expérience, c’est difficile d’extraire les leçons à tirer. Quand vous visualisez à nouveau l’expérience et sortez du centre, vous avez une vue globale et pouvez analyser les faits de manière plus objective et rationnelle. 

 Si aujourd’hui je montre à mes clients comment s’accomplir au travail et expérimenter leur raison d’être unique, c’est grâce à mes échecs et aux 2 états d’esprit développés : en vérifiant que j’avais vraiment fait de mon mieux, j’ai pu commencer à tourner la page du premier projet que j’avais,créer des solutions de renforcement des capacités pour les microentreprises des pays en développement. Quelques temps après, mon premier client, un étudiant en école d’ingénieur me contactait pour son business plan. La premiere raison d’être de l’échec est de vivre l’expérience pour mieux comprendre et sortir des théories. L’expérience affecte, éprouve, bouscule, nous change. 

Échouer n’est déjà pas facile pour l’ego, alors autant échouer avec enthousiasme. Parce que tous les facteurs clés de succès ne dépendent pas de vous. Prenez juste vos responsabilités, ne prenez pas celles des autres. Admettez vos erreurs et le rôle que vous avez joué. Nous sommes souvent plus tolérants et bienveillants envers les autres qu’envers nous-mêmes. Quand vous répondez à ces questions que j’ai évoquées, vous faites un feed-forward pertinent. 

Et du coup, vous pouvez contracter l'expérience d’échec dans une matrice SWOT ( 2 colonnes, 2 lignes):

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  • Quelles forces avez-vous développé : force mentale, force intellectuelle, raisonnement, curiosité, expression, vision, adaptation, innovation frugale...

  • Quels points faibles avez-vous amoindri... 

  • Quelles opportunités vos expériences vous donnent désormais...

  • Quels sont désormais vos points de vigilance, les menaces que devez surveiller...

    En sachant que les actions vous appartiennent, pas les résultats, vous voyez l’échec différemment. 

3. Le futur à réussir

En identifiant toutes les leçons apprises sur les facteurs clés de cet échec, vous saurez faire l’opposé et construire des facteurs clés de succès. Vous voyez le problème / défi / projet différemment,  sous un autre Angle, avec un regard nouveau. Riche de vos expériences, hors du centre et en même temps comme si vous expérimentiez vos idées pour la premières fois.

Si vous trouvez une personne dans le monde qui a réussi sans avoir échoué, c’est probablement une intelligence artificielle ;). 

Parce que quels que soient les domaines d’activité, la plupart des personnalités publiques dans le monde ont échoué à de nombreuses reprises et parfois pendant plusieurs années avant de réussir. Elles partagent deux traits de caractère : l’humilité.  L’humilité de parler de leurs échecs d’abord. D’en parler en public. Et, la capacité de transformer ces échecs en sagesses et enseignements pour d’autres personnes. 

J.K. ROWLING :

Réponses négatives de 12 maisons d’édition pour le 1er tome d’Harry Poter.

En juin 1997, Bloomsbury publiait le premier tome de Harry Potter. L’idée du livre surgit en 1990. Son auteur, Joanne ROWLING plus connue sous le nom de J.K. ROWLING fit face au rejet de 12 maisons d’édition. 

Plus encore, dans les 7 années qui précédèrent la publication du premier tome d’Harry Potter, l’auteur vécut plusieurs épreuves et l’écriture, dit-elle en 2008 dans un discours d’ouverture à l’université Harvard, a été sa bouée de sauvetage.

Affranchie de sa peur la plus profonde et voyant que toutes ces difficultés ne l’avaient pas mise à terre, J.K. ROWLING s’engagea avec toute l’énergie et la détermination qui lui restaient pour finaliser son livre avec un succès qui en appellera d’autres : Femme britannique la plus influente en 2010, philanthrope reconnue et auteure à succès. 22 ans après le premier tome, les 7 volumes de la saga Harry Potter ont d’après son éditeur été vendus à plus 450 millions d’exemplaires dans le monde et traduits en 80 langues. 

Dans son discours d’ouverture à l’université d’Harvard, J.K. ROWLING rappelle aux étudiants diplômés qu’il est impossible de vivre sans avoir échoué. Mieux, certains échecs sont inévitables. Mais, poursuit-elle, de ces échecs, jaillit une meilleure connaissance de soi, de ses forces et des personnes sur lesquelles on peut compter. Sans adversité, cette découverte ne peut avoir lieu. 

 

Seth GODIN :
900 réponses négatives en 1 année en lançant son projet entrepreneurial autour des livres.

Trublion du marketing, Seth GODIN l’est assurément. L’auteur, et enseignant comme il aime souvent se définir a écrit de nombreux livres à succès comme la vache pourpre ou encore Tribus. Dans de nombreux interviews, il rappelle souvent que commencer tout projet présente un risque, « ça pourrait ne pas marcher » et que la chose la plus risquée est de jouer la sécurité. Les succès se voient souvent, les échecs un peu moins.

Elon MUSK

E. MUSK est - en partant de zéro - à développer l’entreprise SpaceX, fondée en 2002 avec un objectif ambitieux : contribuer à faire de l’espèce humaine une espèce multi-planétaire.

Aidé par une fortune issue du rachat par Ebay de Paypal dont il fut un des fondateurs, E. MUSK eut d’abord pour parti pris d’acquérir des fusées américaines. Mais chaque fusée coûtait environ 65 millions de dollars et il lui en fallait deux pour démarrer ses projets, disait-il en octobre 2012 dans un entretien réalisé avec Chris ANDERSON, rédacteur en chef à l’époque du magazine Wired. 

Aussi privilégia t-il les véhicules spatiaux russes dont le coût unitaire oscillait entre 15 et 20 millions de dollars. Mais ce prix n’était pas réellement lié à l’efficacité économique des russes. Les fusées existaient déjà et étaient en réalité peu utilisées. 

Alors, de réunions en réunions avec des acteurs du secteur, E. MUSK constitua et fit travailler une équipe d’ingénieurs internationaux. La conclusion de ces travaux fut que le problème majeur dans le secteur était l’incapacité des acteurs actuels à construire des fusées à coûts réduits. En effet, la technologie des fusées n’avait pas tellement évolué depuis les années 60. Plus encore, rien n’empêchait SpaceX de se lancer dans cette aventure.

En 2008, soit 6 ans après sa création, SpaceX lança la première fusée Falcon 1 pour un prix de vente de 7 millions de dollars. Tout en essuyant des échecs de lancement ou des explosions de fusée en plein vol, L’entreprise parvint à décomposer les composants d’une fusée et en analysant le coût de chaque composant, à obtenir un coût représentant environ 2% du coût traditionnel. 

James DYSON :

5127 prototypes pour le premier aspirateur sans sac. 

 

« J'ai fait 5127 prototypes de mon moteur d'aspirateur sans sac avant de trouver le bon compromis. Ce qui veut dire que j'ai échoué 5126 fois. Mais j'ai appris de chacun de ces échecs. Et ce sont eux qui m'ont permis de trouver la solution. Donc, je ne me soucie pas de l'échec. J'ai toujours pensé que les écoliers devraient être notés en fonction du nombre d'échecs qu'ils ont eu.  L'échec, c'est la clé du succès... Les succès sont faits d'erreurs  à 99%. » (source : industrie-techno.com)

Quand vous avez une idée qui a de la valeur, quand vous avez une vision, l’échec devient le prix à payer. Échouer n’est pas un choix, mais donner à l’échec un autre sens l’est. L’échec ne nous définit pas, il nous libère.


Geoffroy de BECDELIÈVRE

Toute sa vie on fait des erreurs, c’est aussi valable dans le monde de l’entreprise. Il faut simplement savoir s’adapter.

En France aussi, vous trouvez aussi des entrepreneurs comme Geoffroy de Becdevièvre qui abordent l’échec avec éloquence et pertinence. Chef d’entreprise (plus de 250 collaborateurs, 70 millions d’euros - sources : Forbes) et fondateur de Marco Vasco, spécialiste du voyage sur mesure  et haut de gamme dans le monde. 

Afin d’inciter son équipe de direction à prendre des initiatives, il célèbre les échecs dans son entreprise en décernant un prix : le prix de l’échec. Une approche contre-intuitive qui permet de ne pas avoir peur d’avoir des idées et de ne pas avoir peur d’échouer.

N’ayez pas peur d’échouer. Ayez peur de vivre une vie pleine de regrets. 

Pour aller plus loin, le livre du philosophe Charles PÉPIN :

 

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3 raisons qui poussent à chercher sa voie et sa raison d’être unique

Photography by Geran de Klerk on Unsplash

Photography by Geran de Klerk on Unsplash

 

Et ce qui change quand vous les trouvez.

 

Trouver votre voie et votre raison d’être changera votre vision de l’emploi et vous donnera envie d’innover et d’agir en professionnel et non en demandeur d’emploi ou en salarié. Vous travaillerez avec une organisation et non pas pour ne organisation. Vous devenez par conséquent plus sensible à son devenir parce que vous vous engagez à contribuer à un meilleur impact avec elle. Parce que vous co-créez à votre niveau ce futur, le vôtre et celui de votre entreprise.

 

Avant de poursuivre votre lecture notez 3 objectifs que vous avez et qui vous poussent à lire cet article. Qu’avez-vous fait d’inconfortable ces 30 derniers jours.

 
  1. 3 raisons qui poussent à chercher sa voie et sa raison d’être unique ?

Pourquoi trouver sa voie et sa raison d’être le plus tôt possible ? Pourquoi se mettre en quête ? 

Comme moi avant, les personnes que j'accompagne ressentent un vide intérieur et vivent un décalage entre ce qu’elles font sans passion et ce qui leur donnerait envie de se dépasser au quotidien. Elles veulent s’accomplir et travailler aussi à leurs propres aspirations.  Nous avons tous des facultés, des « capacités, aptitudes, possibilités » qui existent en nous. Avec la pratique, ces facultés se transforment en facilités.

Aussi, trouver votre raison d’être vous permet d’abord defaire quelque chose d’unique et de remarquable. Un vie de travail concentre 80 000 heures, redistribuées dans une journée de 7 ou 8 heures ou, dans une année de 1607 heures ou de 218 à 235 jours si vous êtes cadre. Nous passons le plus d’heures de notre vie d’adulte au travail. 

 

La deuxième raison est de vous éviter ce que j’appelle une démission invisible. La démission invisible a lieu quand :

-      Vous n’êtes pas vraiment passionné(e) par ce que vous faites.

-      Ce que vous faites ne compte pas tellement pour vous.

-       Vous êtes là uniquement pour le salaire.

-      L’avenir de l’entreprise ne vous intéresse pas tellement. 

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Seulement 6% des salariés français ont dit être « engagés » d’après le sondage Gallup de 2018. 74% se sont déclarés «  pas engagés » et 20% ont indiqué être « carrément désengagés ». Dans une démission invisible, c’est de votre propre génie, originalité, créativité, excellence que vous démissionnez. 

 

Pause-question : Quel est votre profil d’engagement dans votre emploi actuel ?

 

Si vous faites partie des 6%, alors vous connaissez déjà votre raison d’être unique et avez plus que trouvé votre voie. Votre travail reflète qui vous êtes et vous offre la possibilité d’exprimer votre raison d’être unique. Vous vous accomplissez en travaillant. 

 

Si vous faites partie des 94%, commencez par identifier la source de votre désengagement. Même si les raisons extérieures peuvent impacter votre engagement, identifiez aussi vos raisons personnelles. Il y a 2 jours, j’échangeais avec une jeune active de 28 ans qui se demandait si elle n’avait pas fait d’erreur en acceptant son emploi actuel. Elle disait avoir suivi son intuition par rapport à d’autres candidatures. Je lui ai répondu qu’une vraie intuition est une directive, une information qui persiste et qui peut être donnée de plusieurs façons et à plusieurs reprises. L’intuition ne fait hélas pas dans le détail et sa manifestation est le plus souvent fugace.  

 

Une entreprise parfaite en soi n’existe pas. Elle l’est pour certains et pas pour d’autres.  Les raisons pour lesquelles vous avez accepté un emploi hier peuvent changer des mois ou des années après. Que faire dans ce cas ?

 

-      Créez-vous un tableau en 3 colonnes : la liste de ce que vous aimez faire, la liste de ce que vous ne voulez plus faire (parce que vous vous ennuyez, vous n’apprenez plus,  ce travail peut être automatisé ou fait autrement) et la liste de de ce à quoi vous aimeriez contribuer (pour évoluer, sortir de votre zone de confort, donner le meilleur de vous-même). Vous pouvez aussi vous aider du support d’auto-évaluation Faites-le pointpour aller plus loin.

 

-      Échanger avec une personne en qui vous avez confiance en interne, membre de vote réseau ou un tiers (selon votre statut ou votre âge, vous pouvez bénéficier d’un soutien gratuit pour résoudre ce problème en contactant une associations spécialisée. Autrement, n’hésitez pas à vous offrir les services d’un professionnel).

 

Les deux premiers conseils vous aideront à cerner le problème et à identifier au moins 3 pistes de solution. Les autres peuvent vous aider à penser différemment, à évaluer une ou plusieurs approches, mais veillez à ce que les solutions viennent de vous. 

 

Pause-question : Qu’est ce qui doit-être fait (par vous et peut-être par d’autres) pour que chaque jour devienne un moyen d’exprimer votre engagement, votre créativité et le meilleur de vous-même au maximum ?  

 

Tout emploi est créé sur la forme par une entreprise et sur le fond par les gens. Ça peut être vous grâce à une candidature spontanée ou une annonce de poste à pourvoir. Dans les deux cas, cela demande de faire quelque chose qui requiert une embauche. La raison supérieure d’un emploi est de libérer votre génie pour créer à votre tour des emplois, même si vous êtes salarié. Avec votre entreprise actuelle idéalement. Ou avec une autre.

 

Enfin, la troisième et dernière raisonest fournie par les millennials : vous réaliser.Cette génération née après les années 80 et âgée de 23 à 38 ans est en train de faire bouger les lignes du monde du travail. Si vous hésitiez un peu, sachez désormais que vous pouvez faire ce qui compte pour vous si vous êtes prêt/e à faire certains sacrifices. 

Trouver sa voie commence vraiment  avec des questions qui bousculent et pour lesquelles vous ne trouvez pas de réponse immédiate. En voici quelques-unes :

-      Êtes-vous aligné(e) avec votre destin professionnel ? Posez-vous cette question chaque jour et d’autres questions viendront. Le but est de ressentir que vous êtes à votre meilleure place et dans l’entreprise qui vous fait grandir.

-       Qui souhaitez-vous devenir ? Pour répondre à cette question, pensez à 2050 ou 2060. Par anticipation, si votre vie professionnelle pouvaient se résumer en une phrase, en une mission, quelle serait-elle ?

 

2. 3 pistes pour retrouver votre raison d’être ou laisser votre voie se dévoiler

Parmi les pistes à privilégier pour découvrir votre raison d’êtreou aider votre voie à vous trouver, le type de personnalitéen est une. Un type de personnalité est contracté dans 4 lettres et derrière ces 4 lettres, c’est tout un puzzle à reconstituer pour être complet et ne pas stagner. Si vous n’avancez plus, vous reculez. 


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Les lettres visibles illustrent ce que vous faites le plus souvent et ces 4 lettres cachent 4 lettres invisibles qui illustrent ce que vous faites peu souvent (fonction terciaire) et très peu souvent (fonction inférieure). En les activant par l’action, vous libérez vos potentiels. L’article comment exploiter votre profil de personnalitévous donne plus de détails. 

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Le deuxième point fort du type de personnalité est qu’il vous aide à découvrir comment élargir « votre zone de confort » repérable dans les 4 lettres de votre profil (énergie, fonctions principale et auxiliaire, mode d’action).

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Vous y parvenez en travaillant les lettres opposées à celles-ci.  Si vous exploitez vote type, vous n’aurez plus le même type dans 2-3 ans. C’est d’autant plus important que vous en avez besoin pour peaufiner qui vous souhaitez devenir. Et créer votre futur par l’imagination, la pensée et l’action.

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Le deuxième moyenqui vous aide à retrouver votre voie est le C.V. inversé, en pensant à partir du futur que vous souhaitez voir se réaliser. Il est différent du C.V. classique qui est dépassé au regard des transformations que nous vivons aujourd’hui. Nous tous avons désormais une contrainte : nous réinventer. Et le gap entre ces deux approches est évident : pas assez de gens qui cherchent un emploi en étant apporteurs de solutions, en pensant comme des visionnaires et en agissant comme des innovateurs. Pas assez de gens qui montrent leur génie personnel.  

 

Pause-question : Que faites-vous chaque jour pour réinventer votre métier ? Comment voyez-vous votre métier dans 10 ans ?

 

Quand vous vous connaissez un peu plus et un peu mieux, vous reprenez le pouvoir sur vos aspirations et l’impact que vous voulez avoir dans le monde ? Il ne vous reste plus qu’à trouver l’entreprise qui vous convient. Celle qui vous fera grandir. Celle qui vous donne envie de donner le meilleur de vous-même et de faire des choses qui comptent pour vous aussi. Si vous n’êtes pas dans ce cas actuellement, demandez-vous pourquoi et comment pouvez-vous changer les choses soit, changer vous-même, changer votre organisation ou changer d’organisation.

 

 La troisième pistepour trouver sa voie est de collaborer avec l’organisation qui vous convientparce qu’elle a une vision, une raison d’être et des valeurs que vous partagez. Toutes les entreprises ont un raison d’être. Certaines l’expriment en actes concrets et inspirants.  Aujourd’hui, des labels et classements vous aident à trouver votre entreprise idéale :

 

 Trouver sa voie, c’est trouver en substance un emploi que vous aimez et duquel vous ne démissionnerez jamais. Un métier qui reflète qui vous êtes. Porteur, évolutif et futuriste. Communiquez votre vision du futur et le problème que vous souhaitez résoudre. Vous deviendrez au fur et à mesure la personne disposant des compétences, des talents et du leadership pour réaliser cette vision.

 

Cherchez aussi le meilleur manager pour vous, bien avant le salaire et les avantages. Qui vous pouvez devenir est dépend du management que vous expérimentez. Vérifiez bien que ce dernier s’accomplit car si tel n’est pas le cas, il aura des difficultés à vous éveiller à votre propre individuation. Mon intuition est que les bons managers s’accomplissent.

 

Pour terminer : Comment vous comptez exploiter cet article au maximum ?

  

P.S.

J’aide les millennials à s’accomplir au travail en leur montrant par l’action leur génie personnel, où ils peuvent déployer leur destin professionnel et créer une nouvelle expertise en phase avec les métiers du futur. Ainsi, ils évoluent à partir de la mission qu’ils souhaitent réaliser dans cette vie, apprennent à se réinventer sans cesse, à innover et à réveiller le visionnaire qui sommeille en eux. Les personnes que j’accompagne (90% ont entre 22 à 36 ans), vivaient une ou plusieurs de ces situations. Elles : manquaient de confiance en elles ; ne pensaient pas avoir un génie particulier ; veulent toutes être utiles ; pouvaient toutes parler d’un problème avec acuité et avaient même déjà de la matière pour le résoudre. Connaissez-vous une/des personnes qui vit/vivent dans ce(s) cas ?


Si oui, voici comment je peux l’aider /les aider à s’accomplir au travail, un jour à la fois :

-      J’accompagne en 1to 1 à distance : à la carte pour une session co-créative et 1 besoin particulier ou,  9 mois pour une transformation ultime (21 sessions) et comme résultat, une expertise créée et alignée sur le génie personnel, les besoins créatifs de l’âme et le futur du monde

-      J’anime des ateliers de groupe : en format d’une journée co-créative (ateliers et session Q/R en 1to1) ou, de 9 journées doubles de transformation au lieu de 9 mois (ateliers, sessions Q/R et accompagnements individuels) pour des groupes de 4 personnes au moins.




 

 

Devenir une entreprise où il fait bon travailler

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Plus qu’un label, une logique d’amélioration continue de l’environnement de travail proposé aux collaborateurs. Une performance individuelle et collective accrues. Une marque valorisée.

 
Une entreprise great place to work est «  un lieu où vous faites confiance à vos dirigeants, où vous êtes fier de vote travail et où vous appréciez vos collègues »
— Robert LEVERING

Par ces mots, Robert LEVERING, co-fondateur de Great Place to Work illustre la raison d’être du concept et la mission de l'institut : créer une société meilleure en aidant à la transformation des entreprises. The Great place to work, c’est 27 ans d’existence et une présence depuis 17 ans en France.

Il est loin le temps où venir travailler uniquement sans attachement émotionnel et engagement suffisaient. Selon Manpower, (2015) 38% des employeurs dans le monde (et 29% en France) auraient des difficultés à attirer les talents nécessaires. 88% des millennials veulent travailler dans une entreprise qui reflète leurs valeurs.


À l’heure où les taux de désengagement des salariés en entreprise restent bas dans de nombreux pays du monde (6% en France d’après Gallup), focus sur les entreprises qui pensent différemment. Les entreprises où il fait bon travailler puisqu’on les appelle ainsi illustrent un principe qui mérite d’être souligné : sans les collaborateurs, une entreprise n’est rien. Sans l’engagement et l'épanouissement des collaborateurs, une entreprise met en péril à la fois son futur, sa capacité à rebondir et son excellence. 


Qu’est-ce une entreprise où il fait bon travailler ou great place to work ? Comment est né le concept et qui en sont les auteurs ? Quelle démarche faut-il entreprendre pour devenir une entreprise great place to work ? Et pour quels résultats ?  Ce sont là les questions que je trait  dans le présent article.


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1. Les enjeux

Quand un environnement de travail est accueillant et stimulant, permettant à chacun d’être à sa meilleure place pour donner le meilleur de lui-même, une organisation développe plus facilement ses objectifs. Parce qu’il existe une relation d’appréciation mutuelle au sein des équipes et de confiance vis à vis du management. Parce que le bien-être au travail de chacun est souhaité et accompagné, ce qui accroit les contributions personnelles.   

Vous ne pouvez pas motiver les gens, vous pouvez seulement créer un environnement dans lequel ils sont motivés.
— Brad FELD

Les entreprises great place to work sont des environnements qui ont su développer une culture d’entreprise forte, des relations de confiance et un leaderrship permettant aux collaborateurs de révéler leur potentiel. Ces environnements renforcent la marque employeur et la fierté des collaborateurs. L’impact économique est à noter également. En effet, la valeur boursière des entreprises où il fait bon travailler croit 2 fois plus vite que le marché.

Plus de 6000 entreprises sont interrogées dans le monde et celles qui acceptent cet audit sont à n’en point douter des précurseurs. Grâce à son expertise, l’institut Great Place to work depuis sa création en 1992 a déjà collaboré avec plus de 10 000 entreprises dans le monde et interrogé plus de leurs 12 millions de leurs collaborateurs.

Dans les palmarès  best places to work, vous trouverez aussi bien des petites entreprises de moins de 50 salariés  (Utopies, Ovalo, Lisea) que des entreprises de plus de 5000 salariés (EY, Norauto). Solliciter un audit indépendant n’est donc pas une question de taille. Encore moins une question de budget. Le coût de cette démarche varie selon la taille de l’entreprise. Pour certaines, il avoisine 6000 euros hors taxes. D’autres paieront jusqu’à 20 000 euros.

Toutes les entreprises signent la charte intégrité de l’Institut. De même, l’institut dit mener des contrôles après enquête auprès des collaborateurs. En effet, il faut savoir que l’institut ne communique pas sur les entreprises auditées qui n’atteignent pas les minimums pour recevoir la certification. Mais en interne, ces dernières bénéficient de recommandations et de conseils pour valoriser leurs points forts et travailler sur leurs axes d’amélioration.

2. La démarche

Les premiers critères à remplir pour initier la démarche de reconnaissance sont : être une organisation publique ou privée, avoir un statut juridique propre, réunir au moins 20 collaborateurs en CDI et exister depuis 3 ans au moins.

Lors de l’inscription, l’entreprise reçoit le guide du participant et signe la charte intégrité. Sont après définies les modalités d’enquête des collaborateurs : date et mode des enquêtes. Ici l’enquête peut se faire auprès de tous les collaborateurs ou auprès d’un échantillon représentatif (pour les grandes entreprises).

Enfin selon les objectifs de l’entreprise, l’institut propose différentes modalités de restitution, des comparaisons (benchmark) de la culture de l’entreprise évaluée face aux entreprises les plus performantes du secteur tant socialement qu’économiquement ainsi que des questions additionnelles plus spécifiques à l’entreprise en plus des questions générales.

Les enquêtes sont conduites par un chef de projet assisté d’un chargé d’enquête, de l’équipe de communication et de celle en charge de la restitution des enquêtes et des préconisations. 

Une enquête ne vaut pas certification great place to work. Pour être certifiée, une organisation doit avoir une moyenne au questionnaire trust index supérieure à 70% (66% pour les entreprises de plus de 500 salariés) soit, le taux de réponses positives moyen pour l’ensemble des questions. De plus, sa note culture audit doit être supérieure à 30 sur 60.


Le trust index est une enquête menée auprès des collaborateurs pendant 2 semaines environ. Un questionnaire composé de 64 questions fermées, de 2 questions ouvertes et de 7 questions démographiques leur est adressé. Pour les entreprises qui ont déjà développé leur modèle d'enquête, l’institut peut analyser le questionnaire interne existant et recommander les questions à ajouter au Trust Index. 

Pour le culture Audit, il s’agit d’un dossier rempli par l’entreprise permettant d’identifier les pratiques managériales et les modèles d’action de celle-ci en matière d’intégration et de recrutement. Une partie est consacrée aux chiffres clés de l’entreprise tels que le nombre de CDD, de CDI, l’effectif selon le genre, le statut et l’âge ainsi que le nombre d’heures de formations en moyenne. Une deuxième partie propose 15 questions ouvertes sur les programmes de l’entreprise et ses pratiques avec justificatifs à l'appui.


Les 2 scores issus de ces 2 audits déterminent les entreprises qui feront partie du programme de reconnaissance « great place to work » . L’évaluation finale est faite à partir d’un grille VOAHI pour Variety, Originality, All in inclusive, Human Touch, Integration. Les résultats sont disponibles sous 4 à 6 semaines après les 2 enquêtes.

3. Et après

La certification great place to work est exploitable 1 an. Toutes les entreprises certifiées concourent automatiquement au prochain palmarès « best places to work ». Côté critères, le trust index pèse pour 2 tiers de la note finale et la culture audit 1 tiers. Autrement dit, c’est vraiment l’opinion des collaborateurs qui fait l’entreprise great place to work.

Quelle que soit la taille d’entreprise, elle peut être évaluée selon sa catégorie : - de 50 salariés, de 50 à 500 salariés, de 500 à 5000 salariés et plus de 5000 salariés. Le palmarès est communiqué en mars de chaque année.

Une entreprise présente au palmarès bénéficie :

D’ailleurs à la suite de la publication du palmarès, vous n’aurez aucun mal à retrouver ce classement dans plusieurs  journaux et plateformes d’accompagnement dans l’emploi.

Devenir une entreprise où il fait bon travailler est c’est bâtir une raison d’être partagée par tous et transmutée par chacun. La qualité de vie au travail et la culture d’entreprise sont la face cachée de la performance globale et de l’engagement de collaborateurs. Dans le domaine de l’audit de la marque employeur, d’autres plateformes comme Linkedn et Glassdoor sont aussi engagées. Linkedn propose un classement des top companies soit, les entreprises le plus attractives pour salariés français . En plus de publier chaque année également un classement des meilleures employeurs, Glassdoor publie aussi un classement des meilleurs PDG.

Il y a encore beaucoup à faire pour créer un monde où toutes les entreprises deviennent des environnements où il fait bon travailler. Et celles qui se prêtent à l’évaluation Great Place to Work, méritent d’être saluées pour leurs efforts. En 2019, d’après l’institut, 304 entreprises ont sollicité un audit, 158 ont reçu la certification Great place to Work. Et 97 figurent au palmarès best workplaces. Une volonté qui doit relever du leadership en interne, de la vision qu’il a des collaborateurs.

Sources : https://www.greatplacetowork.fr/

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Ce que veulent les millennials

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Créer un nouveau monde du travail, où s’accomplir est possible. Et auprès de leaders qui croient en leurs capacités. Les millennials veulent avoir un impact et créer leur destin.

(Article écrit à l’origine pour le guide du forum de recrutement Paris 2019 organisé par le cabinet AfricSearch)

 
Cela ne fait aucun sens d’embaucher des gens intelligents et de leur dire ce qu’ils doivent faire. Nous recrutons des gens intelligents afin qu’ils nous disent ce que nous devons faire.
— Steve JOBS

1. Les millennials et moi

Nous sommes en septembre 2016. Prince, étudiant en fin d’année d’études d'ingénieur me contacte par le biais de Facebook. Il a une idée entrepreneuriale et sollicite mon aide. Je dis oui et pendant 6 mois, je découvre une personne mue par une volonté d’innover pour favoriser la croissance et la performance des PME locales de son pays d'origine. Sa capacité à trouver des informations hautement stratégiques et à connaître aussi finement la chaîne industrielle locale me bluffe. En l’aidant à se dépasser, je me dépasse moi-même. 

Cette première co-créativité à distance lance mon aventure collaborative avec les Millennials. Et depuis Prince, mes clients ont la particularité à 90% d’être des millennials. La deuxième particularité est que ce sont des personnes aux cultures multiples. La plus jeune a 22 ans et vit en Belgique. La plus âgée 36 ans, a quitté la France pour le Sénégal. Cette population née entre 1980 et 2000 se sent libre d’agir à sa manière.

De l’intérieur, je sais que croire en eux les rend motivés et plus productifs. Leur faire voir ce qu’ils ne voient pas, les rends innovateurs. Avoir grandi dans un monde où l’information est accessible en un clic leur donne encore plus envie d’agir pour avoir un impact. Comme consommateurs, ils ont utilisé ou utilisent des services qui ont souvent moins de 2 décennies d’existence.

À l’échelle mondiale, ils peuvent apprendre, s’ils le veulent, des entrepreneurs visionnaires et innovateurs, qui souvent sont partis de rien. Ou presque. D’Elon MUSK à Jack MA.


2. Un monde du travail où s’accomplir est possible

Les choses changent. Des entreprises transforment leurs environnements de travail en lieux de vie et de créativité, investissant sur le bien-être de leurs salariés. Mais l'entreprise qui veut attirer et retenir ses salariés millennials gagne à exprimer et à illustrer clairement ce qu’elle souhaite que ses salariés deviennent. Dans son essai  Do You Want Your Customers to Become ?Que voulez-vous que vos clients deviennent -, Michael SCHRAGE (1) rappelle que les entreprises innovantes transforment leurs clients et leur demandent de devenir de meilleurs chercheurs (Google), créatifs (Apple) ou critiques (Amazon). 

Dans le même ordre d’idées, une entreprise ne va pas seulement retenir ses salariés millennials avec des avantages et de beaux espaces de travail. Mais en aidant ses salariés à définir qui ils souhaitent devenir. En les aidant à s’accomplir pour ne pas avoir un job ou un emploi en entreprise, mais une étape de son destin à créer.

Les gens offrent le meilleur d’eux-mêmes quand ils sont à leur meilleure place. L’enjeu est donc de définir avec eux cette meilleure place et construire un environnement qui facilite leur créativité, leur prise de risques et l’accomplissement du soi. 

Customers will never love a company until the employees love it first.
— Simon SINEK

« Les clients n’aimeront jamais une entreprise à moins que les employés l’aiment en premier » dit le conférencier et auteur Simon SINEK. Dans le monde du travail, certaines entreprises ont compris que l'enjeu demain est la fidélisation de leurs salariés, notamment des millennials. Aussi investissent-elles aussi pour être reconnues comme entreprises où il fait bon travailler. Chaque année dans 60 pays, près de 6000 entreprises sollicitent cet audit de Great place to work, des plus grandes aux plus petites. Pour celles qui se prêtent à l’exercice, cela impacte fortement l’engagement des salariés et développe une culture d’appartenance. Mais surtout, plus de salariés se rendent au travail avec plaisir.

En 2020, les millennials vont représenter la moitié de la population globale active. Et le rapport DELL et de l’institut pour le futur estime que 80% des métiers de 2030 n’existent pas encore. Ces 2 données élargissent plus que jamais le champ des possibilités professionnelles et laissent augurer un nouveau contrepoids face aux managements traditionnels. 

Beaucoup de millennials travaillent et ont travaillé tout en poursuivant leurs études. Arrivés à 25, 30 ou 35 ans, la plupart ont déjà expérimenté de nombreux environnements et cerné ce qui leur correspond mieux. Ils savent aussi intuitivement ce qui ne contribue pas à les faire grandir et à exprimer leur raison d’être. Et ils ne sont pas les seuls. 

3. Un leadership qui inspire et stimule l’engagement

En 2018, 6% des salariés français disaient être vraiment engagés  (Gallup).  L’herbe n’était pas plus verte chez les managers puisque seulement 8 % des managers étaient engagés. Un désengagement qui coûterait 97 milliards d'euros à l'économie française. 

Quant au reste de l’Europe, les taux d’engagement les plus élevés observés principalement au Portugal et en Europe du Nord (Norvège, Suède, Danemark) ne dépassaient guerre 16-17%. À l’échelle mondiale, ce sont plus de 900 millions de personnes dans 142 pays qui ne s'accomplissent pas au travail (Gallup 2016).  

Une vie de travail concentre 80 000 heures, 9 années complètes environ. Autrement dit là où nous passons le plus de temps de notre vie est là aussi où beaucoup parmi nous ne s'épanouissent pas. Ça, les millennials en sont conscients. Ils ont déjà vécu directement et/ou indirectement ce décalage entre ce à quoi ils aspirent vraiment - leurs idéaux, leurs valeurs - et ce qu’ils font.  

Dire que les millennials veulent un métier qui a du sens et qui leur permet de s’épanouir devrait être trivial. Qui voudrait le contraire ? Et oser le dire est à leur avantage. Ils montrent qu’ils sont plus responsables et plus courageux qu’on ne le pense. 65% des millennials estiment que les méthodes de travail traditionnelles freinent leur potentiel (étude PWC, the future of work to 2030, 2017). Aux Pays Bas, en Allemagne, en Angleterre et en France, ils sont 68% à avoir déjà fait des compromis dans leurs emplois actuels (étude Yougov).  

Il est aujourd’hui nécessaire d’inverser le paradigme. Lier le travail à l’accomplissement de soi permet aux gens d’être plus créatifs et de libérer leur génie personnel. Dès lors, les gens n’attendent plus d’être stimulés ou motivés, ils savent où ils veulent aller et qui ils veulent devenir. Et ils y vont. 

Il faut d’autant plus accélérer cette vision que tous les emplois détruits ne seront pas remplacés. Les prédictions sont de 2,5 millions d’emplois d’ici 2025 en France (Roland Berger Consulting France). Le futuriste américain Thomas FREY anticipe lui une suppression de 2 milliards d’emplois d’ici 2030. Pour anticiper ce futur, un autre type de management est indispensable.

Les millennials ont besoin de leaders capables de les faire grandir. De les faire sortir de leur zone de confort. De les aider à avoir une vision et à concevoir leur emploi comme une opportunité de résoudre un problème majeur. De les inciter à voir dorénavant la vie professionnelle comme un apprentissage permanent. Et de s’assurer qu’ils s’accomplissent et travaillent à leurs aspirations. Tout un leadership émotionnel à développer plus que jamais.  Un leadership transparent, empathique, pédagogique, qui inspire et cherche à stimuler leur potentiel de leadership.

Quand les gens retrouvent en eux ce quelque chose qui vit, qui les passionne et correspond à leur vision idéale du monde, ils commencent à se connaître plus et mieux et surtout à faire, à oser. Ce n’est pas le C.V. qui dévoilera ces capacités, mais chercher à découvrir qui est la personne qui meut le salarié. Une conversation à la fois. Ainsi selon Manpower, (2015) 38% des employeurs dans le monde (et 29% en France) auraient des difficultés à attirer les talents nécessaires.  

Les millennials d’aujourd’hui sont les leaders de demain. Dans leur quête et leurs exigences, ils s’y préparent déjà. Différemment.

(1) Chercheur associé au MIT et enseignant à l'imperial college business school. Harvard Business Review Press 2012.

 (3) Étude Yougov pour Monster interrogeant 1000 personnes de 18 à 36 ans aux Pays Bas, en Allemagne, en Angleterre et en France.

Autres sources pour préparer cet article :

Millennials au travail : arrêtez d’en parler sans vraiment savoir, septembre 2018. 

Comment Les Millennials Dessinent L’Entreprise De Demain, février 2018. 

Most millennials will only work for purpose-driven firms , mars 2018.

Quand les millennials poussent les entreprises à repenser les lieux de travail , janvier 2018.

Mais pourquoi les salariés français sont-ils si peu engagés au travail (selon les Américains) ? Septembre 2018.

Les millennials au travail, au-delà des idées reçues, 2016.

6 faits étonnants sur le rapport des millennials au travail, mars 2017.

900 Million People in the World Are Unfilled With Their Work. Here’s What To Do If You’re One of Them, juillet 2016.

Photo by Brooke Cagle on Unsplash

 

 

Créer sa vie professionnelle idéale grâce au C.V. inversé

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Cela ne fait aucun sens d’embaucher des gens intelligents puis, de leur dire ce qu’ils doivent faire.


— Steve JOBS

La plupart des gens qui cherchent un emploi, ne se promènent pas avec un ou des problème(s) à résoudre. Ils se promènent avec un C.V., une lettre de motivation et leur carte de visite. Et pourtant, votre personnalité, vos capacités latentes, vos passions véritables, en résumé tout ce que vous êtes capable de devenir ne se trouve pas sur votre C.V. 

1. Quel(s) problème(s) résolvez-vous dans votre emploi ?

Quand vous y pensez, le C.V. ne repousse pas les limites de votre intelligence. Chaque fois que vous répondez à un processus de recrutement traditionnel, vous ratez une occasion d’élargir vos capacités.

Dès maintenant, prenez l’habitude de vivre avec une vision. Faites d’un problème suffisamment important une obsession pour changer la donne dans une organisation, un domaine ou un secteur. À coup sûr, vous verrez la vie professionnelle comme un jeu plus passionnant. Vous pouvez avoir une idée de mission que vous souhaitez remplir et, même si elle est approximative, commencez, lancez-vous, expérimentez. 

Vous pouvez avoir une vision ou une mission, mais c’est le problème qui vous choisit parce que vous avez déjà des idées pertinentes pour le résoudre, mais aussi parce que vous y travaillez, à côté d'e votre emploi peut-être. Autrement, ce serait comme s’attendre à être un champion de tennis sans s’être jamais exercé au moins 4 heures par jour. 

J’ai mis mon C.V. aux tiroirs depuis très longtemps et à vrai dire, tout ce que je fais depuis 4 ans ne pouvait être prédictible à partir de mon C.V. C’est aussi pour cela que dans l’accompagnement que je propose, je ne cherche pas à lire le C.V. d’une personne, il influencerait trop mon approche. 

À l’inverse, Une page blanche émet beaucoup plus d’intelligence, crée une vraie rencontre et surtout, permet de travailler autant, si ce n’est plus que la personne accompagnée parce que chaque accompagnement est une actualisation du service, une adaptabilité au besoin de la personne et une finalité à laquelle je tiens : qu’une personne soit libre par la suite et puisse avancer seule, mais en toute sérénité.

Le meilleur exemple est probablement l’image du permis de conduire. Une fois que vous avez appris à conduire et avez votre permis, vous êtes libre et autonome. À quelques exceptions près, la version internationale du même permis vous permet de conduire au-delà de votre pays. 

Avec le raisonnement par les premiers principes, vous trouvez votre permis d’occupation, le seul emploi qui dépend à 100% de vous ou presque, en cultivant une mentalité de chercheur, en mettant dans votre poche un problème à résoudre et en restant curieux au quotidien.

Répondez sincèrement :

1. Dans combien de candidatures (pourcentage) avez-vous eu l’opportunité d’exprimer à la fois votre passion, votre raison d’être unique, et la possibilité pour vous de contribuer à l’excellence d’une organisation ?

2. Dans combien de candidatures (pourcentage), avez-vous eu la certitude que vous êtes/avez été recruté pour résoudre un problème et que toute votre créativité, et votre capacité d’innovation seront constamment sollicitées ?

4. Certains emplois vont disparaître d’ici 2030 ; d’autres nouveaux, vont apparaître. Lesquels à votre avis doivent être créés pour améliorer le futur du monde ?  

5. Puisqu’il est communément admis que certains emplois vont disparaître, est-ce à dire qu’il n’y a plus de problèmes à régler dans le monde ? 

6. Quels problèmes vous semblent les plus imminents à régler ? Pourquoi ? Quelle première solution peut-on apporter ? Maintenant, quel problème pouvez-vous désormais prendre en charge afin d’être la solution dans tous vos emplois ? 

2. Créer votre vie professionnelle grâce au C.V. inversé

En ayant un problème à résoudre dans votre poche, vous allez devenir une personne très occupée. Afin de créer un univers qui conspire, je vous invite à rédiger le C.V. du futur : le C.V. inversé. Il s’agit du chemin vers votre vision. Quand vous écoutez de nombreux entrepreneurs ou personnalités publiques, vous les entendez toujours parler de la vision qu’ils avaient quand ils ont démarré, du fait que c’est cette vision de leur futur qui leur a permis de persévérer malgré les échecs. Qu’ils n’ont jamais abandonné cette idée que la réalité pouvait être conforme à leur vision. Alors même si vous êtes salarié ou cherchez un emploi, ayez aussi une vision, c’est-elle qui vous aidera à vous réinventer au quotidien à devenir la meilleure version de vous-même. Et pour y arriver, le C.V. inversé est votre feuille de route. La vie professionnelle je vous le garantie, devient aussi beaucoup plus simple. Vous n’avez plus à faire 15 000 choses, mais à exceller dans une seulement.

Pour créer votre C.V. inversé efficacement, veuillez à ce qu’il tienne sur une page pour pouvoir y jeter un coup d’œil et générer au quotidien, une liste de choses à faire, à ne pas faire et à ne plus faire.


Voici quelques questions : 

  • Quel est le problème que vous vous engagez à résoudre ?

  •  Pourquoi ce problème vous intéresse tant ?

  • Quel est concrètement l’impact de ce problème en termes de coûts, de temps, d’efficacité à l’échelle d’une personne, d’un secteur, voire d’un pays ?

  • Quelles populations (ou cibles) sont les plus affectées par ce problème ?

  • Qui sont les acteurs majeurs et quel est leur état d’avancement dans la résolution de ce problème ? Quelles pistes n’ont pas été étudiées à ce jour ? Quels acteurs agissent aujourd’hui dans le secteur impacté par le problème à résoudre ?

  • Dans quels lieux (ville, pays, continent) du monde ce problème se pose ? 

  • Quelles avancées auraient pu être réalisées dans la résolution de ce problème et pourquoi ?

  •  Sans recherches initiales, quelles hypothèses de travail ou postulats pouvez-vous émettre avant vos enquêtes de terrain ?

  • Pour toute piste de solution, détaillez les différentes phases de réalisation et les acteurs à impliquer ?

  • Qu’attendent les cibles qui pourraient bénéficier de ces solutions et que recherchent-elles ? Quel est le fondement de leur besoin ?

  • Quels atouts possédez-vous déjà pour démarrer ?

 

Vous pouvez proposer d’autres questions autant que faire se peut. 

Dans la deuxième étape maintenant, vous êtes invité à mettre en forme les réponses aux questions ci-dessus posées. Le C.V. ici devient le chemin vers votre vision afin que vous développiez vos capacités d’imagination. 

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A la différence du C.V. traditionnel, seules les informations qui servent la vision vont figurer sur le C.V. inversé. À ce stade, ce n’est plus un C.V., mais un Master Plan. Et vous avez 80 000 heures - durée d’une vie professionnelle moyenne - pour réaliser votre mission.

Construire votre différentiation et dépasser l’enjeu de la compétition dans une embauche est le moteur du Master plan. Dans la différentiation, vous perfectionnez qui vous êtes déjà en développant une expertise, une confiance en soi, du respect, une vie et une histoire professionnelles.

 

 

 

Comment exploiter votre personnalité au quotidien

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Ma vie est l’histoire d’un inconscient qui a accompli sa réalisation.



— Carl Gustav Jung-Ma vie, souvenirs, rêves et pensées. 

Dans votre profil de personnalité, il y des facultés à exploiter et partant, des opportunités de grandir. Connaître votre type de personnalité, c’est mieux vous comprendre et plus vous accepter. Cela aide aussi à améliorer vos interactions avec les autres et à identifier votre environnement idéal. Votre personnalité est un moyen efficace de donner le meilleur de vous-même. Mais revenons tout d’abord aux sources. 

 

1. Aux origines 

C’est à Carl Gustav Jung (1875-1961), médecin et psychiatre suisse, fondateur de la psychologie analytique également appelée psychologie des profondeurs, que nous devons la théorie des types psychologiques. C.G. Jung est à ses débuts influencé par Sigmund Freud, père de la psychanalyse. Toutefois, leurs divergences sur l’origine du refoulement auront tôt fait d’orienter le psychiatre suisse vers d’autres théories souvent critiquées par les défenseurs de S. Freud mais qui facilitent la compréhension de chaque individu. Il s’agit par exemple d’anima, d’animus, de persona, de l’inconscient individuel et collectif, du processus d’individuation, ou encore de la notion du Soi. Le Soi pour C.G. Jung, englobe donc la totalité des notions précédemment citées. 

C.G. Jung est à connaître parce que sa vision est à la fois pragmatique, expérimentale et expérientielle. Son œuvre est non seulement le fruit de sa propre introspection et de l’analyse de ses patients, mais elle est aussi le croisement de sa grande curiosité et de sa profonde érudition. 

En effet, au-delà de la médecine et de la psychanalyse, C.G. Jung s’intéressa aussi à la philosophie, à la mythologie, à l’archéologie et à l’anthropologie. Sa motivation première était de permettre à toute personne de retrouver le sens de sa vie et la source de sa créativité. 

Pour C.G. Jung, les êtres humains présentent 2 types de comportement distincts et 4 fonctions cognitives

Le type de comportement vise à connaître d’où vient l’énergie d’une personne. C.G. Jung constatait par exemple que certaines personnes étaient plutôt extraverties (E). D’autres en revanche étaient introverties (I).

Par exemple, là où un extraverti tire son énergie de ses rencontres et participations à plusieurs groupes et activités sociaux, un introverti préfère son monde intérieur et ses pensées pour se ressourcer. L’introverti est plus à l’aise dans les petits groupes et parlera à peu de gens, mais en profondeur. L’extraverti lui, pourra échanger sur des sujets divers et variés et dans des rencontres plus imposantes.

Ainsi donc, un introverti sera toujours un introverti, même s’il va vers les autres ou s’exprime en public. C’est d’abord son monde intérieur qui le nourrit. De même, un extraverti est capable de s’isoler pour se ressourcer. En clair, dans des circonstances qui réunissent du public, de la parole, et beaucoup d’interaction, visualisez une batterie. L’introverti sera plus vite épuisé que l’extraverti.

Quant aux fonctions, C.G. Jung les expliqua de la manière suivante : 

La sensation (S), c’est-à-dire, le sentiment de perception vous dit que quelque chose existe ; la réflexion (T) vous dit ce que c’est ; le sentiment (F) vous dit si c’est agréable ou pas ; et l’intuition (N) vous dit d’où il vient et où il va



Un intuitif (N) développera une vision d’ensemble et plus abstraite alors qu’un sensitif (S) ira plus facilement dans les détails pratiques et concrets. Leur façon de recueillir l’information diffère parce que l’un est porté par le sens (l’intention) et l’autre par le présent et les faits (les sens). 

De même, dans une discussion, le réflexif (T) sera plus objectif que le sentimental (F). Le sentimental sera mû par ses valeurs, forcément subjectives, quand la logique prévaudra pour le réflexif. L’information recueillie ne sera pas traitée, c’est-à-dire jugée de la même manière.

L’ouvrage les types psychologiquesest publié en 1921, mais l’idée naît des années plus tôt. Deux ans plus tard, les idées de C.G. Jung rencontrent un écho favorable auprès de Katharine Cook Briggs et de sa fille Isabelle Myers Briggs. Le Myers Briggs Type Indicator, en abrégé le MBTI, test de personnalité développé dès le milieu des années 70 et peaufiné dans les années 80, a été inspiré par les travaux de C.G. Jung. 

La quatrième lettre du profil de personnalité est également inspirée par les conclusions de C.G. Jung. En effet, distinguant les types dits rationnels des types irrationnels, C.G. Jung dit des premiers que c’est leur fonction de jugement (J) – sentiment /pensée – qui est extravertie. Chez les types irrationnels en revanche, c’est leur fonction de perception sera (P) – sensation/intuition – qui le sera.

Pour ainsi dire, les types rationnels planifient et prennent des décisions plus rapidement. Les types irrationnels s’adaptent plus facilement parce qu’ils pensent sans cesse aux possibilités. Cette quatrième fonction marque l’évolution des 8 types psychologiques de C.G. Jung vers les 16 types du MBTI. 

Enfin,

Une fonction selon le type de personnalité peut être introvertie ou extravertie.


2. Dans une personnalité, rien ne se perd

Connaître son type psychologique présente plusieurs avantages. 

Premièrement, selon que vous êtes introverti ou extraverti, vous saurez évaluer votre réserve d’énergie dans vos interactions avec l’extérieur et identifier le type des personnes en face. Certaines activités sociales pomperont votre énergie, d’autres en revanchent la renouvelleront.

Le deuxième avantage est l’importance des fonctions dominante et auxiliaire, le cœur de « votre zone de confort » et par conséquent, les possibilités de l’élargir. C’est la quatrième lettre, préférence rationnelle/de jugement - (J) - ou irrationnelle/de perception - (P) - colorée à la première lettre introversion (I)/extraversion(E) qui détermine ces fonctions. 

Dans la typologie jungienne comme dans le MBTI, tous les profils I--J et E--P, c’est la deuxième lettre qui établit la fonction dominante. Dans les profils I--P et E--J, la fonction dominante émane de la troisième lettre du profil. Autrement dit,

La deuxième lettre et la troisième lettre du profil d’un type de personnalité représentent une fonction dominante ou auxiliaire. Ensuite, l’opposé d’une fonction principale est qualifié d’inférieure et représente un axe de développement personnel. L’opposé d’une fonction auxiliaire est qualifié de fonction tertiaire.

Pensée - sentiment, sensation - intuition sont 4 fonctions qui représentent dans chaque type, ce qui est déjà là naturellement, et les possibilités d’évolution.

Enfin, le caractère extraverti ou introverti de la fonction principale est lié au type introverti ou extraverti d’une personne et, deux lettres ne peuvent successivement présenter une même énergie.

Par exemple, un profil INFP est l’abréviation d’introversion–intuition–sentiment-perception. Ce profil se distingue par une préférence de perception (type irrationnel) extravertie illustrée par la dernière lettre P. Étant I--P, la fonction dominante ou principale est le sentiment (F), troisième lettre du profil. Le sentiment ici est introverti (Fi) parce que le type de comportement est introverti (I). La fonction auxiliaire devient par conséquent une intuition extravertie (Ie). Dès lors, la fonction tertiaire devient la sensation introvertie (Si) et la fonction inférieure la pensée extravertie (Te). Dans de nombreuses présentations, vous lirez sous le profil INFP –Fi-Ne-Si-Te

Votre profil de personnalité influence vos aptitudes, vos attitudes et peut sans exagération libérer votre créativité. Toute personne en âge de travailler devrait connaître son profil de personnalité et d’année en année, sans attendre un accompagnement, passer à nouveau un test pour évaluer les traits qui demeurent et ceux qui évoluent. 

Mais, la plupart des gens ne connaissent pas leur type psychologique. Ces 12 derniers mois, dans plusieurs rencontres, j’ai questionné différentes personnes sur leur type de personnalité. J’ai été très surprise de constater que les seules personnes qui connaissaient leur profil étaient principalement celles qui travaillaient dans le secteur de l’accompagnement. 

En réalité, je ne devrais pas être surprise. Jai moi-même pris connaissance de mon type psychologique  en 2012 seulement à la suite d’un bilan de compétences. Hélas, la synthèse de cette expérience condensée sur 2 pages mentionnait seulement 4 lettres à gauche du profil : INFP. Ce sont ces 4 lettres redécouvertes en relisant cette synthèse 3 ans plus tard qui ont titillé ma curiosité et provoqué mes recherches.

À partir de cette découverte, j’ai commencé à identifier et à exploiter les points forts et à méditer sur les points faibles du profil INFP soit, comment je pouvais chaque jour élargir ma zone de confort. 

Oui, le profil de personnalité est une zone de confort. Il est très facile de dire « je suis ainsi, je ne peux pas changer », ce qui dans ce cas vous empêche de voir ce qui peut advenir si vous cherchez comment améliorer un point faible.

Dans tout type, il y a des points immuables et d’autres qui peuvent évoluer.  Pour preuve en 2017, les résultats d’un nouveau test indiquaient comme profil INFJ.

Le tempérament idéaliste est toujours là. De même, le profil de personnalité s’inscrit toujours dans la famille des diplomates. 

C’est au psychologue américain David Keirsey que nous devons la catégorisation des profils de personnalités en 4 tempéraments distincts : les rationnels (-NT-), les idéalistes (-NF-), les gardiens (-S-J et les artisans (-S-P). Le surnom du type INFP d’après les travaux de David Keirsey est le guérisseur (healer) et le sous-tempérament est médiateur, celui du deuxième type est le conseiller (counselor) avec un sous-tempérament de mentor. 

3. Evoluer est une nécessité

La personnalité ne peut rester figée. C.G. Jung précisa très tôt le danger qu’il y avait à classer les gens selon leur profil. 

Aussi, faire avec ce que vous êtes fait de vous le premier facteur clé de succès de toute mission professionnelle. Surtout, connaître son type de personnalité permet de mieux se connaître, de mieux se comprendre pour enfin plus s’accepter. C’est aussi faire plus attention aux points d’évolution et exploiter un peu plus les qualités du profil. Être soi même au travail et mieux être avec les autres, voilà le regard que vous propose votre type de personnalité.

 

Plusieurs sites internet brossent les traits essentiels des 16 types de personnalité. 

Toutefois, la première étape est de commencer par vous auto-évaluer. Puis, exploitez les tests qui sont gratuitement accessibles en ligne. Ayant eu à faire un test dans un centre de bilan puis en ligne, je suggère les 3 sites suivants pour l’étendue de leurs questions et la richesse de leurs informations.

1.   https://www.16personalities.com

2.   https://www.truity.com

3.   https://personalityhacker.com

4. http://www.16-types.fr/index.html

16PersonalitiesPersonalityhackeret Truity offrent des tests gratuits et réalisables dans un créneau de 10 à 20 minutes. Vous pourrez donc comparer vos résultats et tirer profit des particularités de chaque site. Toutefois, 16 Personalities est le seul site Internet à proposer des informations dans plusieurs langues y compris le français. Pour Truity et Personalityhacker, il faudra maîtriser la langue anglaise. 

En outre, Truity offre par exemple un accès gratuit à de nombreux tests inspirés du MBTI (Myers-Briggs) - et de la théorie de catégorisation du tempérament (David Keirsey).

Les sites Personalityhackeret Truity vont plus loin que 16personalities dans l’analyse des types psychologiques. En effet, les 2 sites soulignent en détail et à l’aide de vidéos récapitulatives et d’articles connexes, les forces de chaque type psychologique.

Mais c’est avec Personalityhacker que vous apprendrez un peu plus comment exploiter votre profil, ce qu’il y a lieu d’améliorer, comment y parvenir et les résultats concrets que vous pouvez espérer. Ici par exemple, le site distingue clairement les types selon le processus de collecte d’informations. Les types dits intuitifs sont différenciés des types sensitifs. En outre, je trouve très utile et efficace la façon qu’a Personalityhacker d’illustrer les quatre fonctions de la personnalité avec l’image d’un véhicule dans lequel le statut et le rôle de chacune d’elles sont clairement énoncés.

À bord du véhicule, vous retrouvez 4 passagers dont le conducteur qui assure la fonction dominante. À côté de lui, le co-pilote ou passager représente la fonction auxiliaire. Derrière le pilote, se trouve le passager arrière-gauche dont la fonction dite inférieure est considérée comme une fonction « âgée de 3 ans ». 

Enfin, le passager arrière-droit illustre une fonction « âgée de 10 ans » qui contrôle la fonction tertiaire.

Les processus de collecte d’informations sont complétés par des rôles moteurs propres au contenu de chaque fonction. Les perspectives illustrent l’intuition introvertie et l’exploration, l’intuition extravertie. La mémoire correspond à la sensation introvertie et la sensation illustre la sensation extravertie. 

Il en est de même pour les processus de prise de décision. La précision illustre la pensée introvertie et l’efficacité, la pensée extravertie. Les sentiments introverti et extraverti sont respectivement résumés sous les termes authenticité et harmonie.

Ainsi, avec l’image d’une voiture en mémoire, vous comprenez plus aisément l’âge de chaque fonction ainsi que son degré de maturité ou d’ancienneté. Dès lors, vous pouvez reconnaître les fonctions à améliorer pour revenir à l’équilibre. En complément des fonctions cognitives connues, le site souligne dans ce véhicule le comportement de chaque passager, l’objectif à atteindre, les moyens et les facteurs clés de changement. Dans un seul diagramme, vous avez un condensé d’informations pertinentes à glisser dans un petit carnet pour noter votre évolution.

Personalityhacker16Personalitieset Truitysont 3 sites à visiter pour être à l’aise dans les zones d’inconfort et de nouveauté. Enfin, vous avez aussi 16-types.fr pour la richesse de ses analyses et synthèses sous forme de tableau.

 

4. Créer votre fiche de synthèse

Si sortir des sentiers battus ne vous fait pas peur, voici en résumé ce que vous pouvez faire avec les 4 lettres de votre profil de personnalité :

-     Surlignez tous les traits dans lesquels vous vous reconnaissez et demandez-vous fréquemment : « dans quel domaine puis-je exploiter ce trait ? », « qu’est-il possible de faire avec ? ». Par exemple, j’ai pleinement intégré mes intuitions et mes valeurs dans mon quotidien professionnel en créant de A à Z mon métier.

 

-     Analysez en profondeur les points qui risquent de vous desservir ou désavantager dans le secteur qui vous intéresse. Puis, réfléchissez à comment diminuer ces points « faibles » ou à une alternative sectorielle. Comme le sentiment et l’introversion sont pour moi des axes de surveillance permanents, je fais des choses qui développent mon extraversion et ma pensée et mon raisonnement.

 

-     Renseignez-vous sur les personnes connues qui sont évoquées en exemple dans votre profil de personnalité. L’objectif est d’extraire ce qui en elles, dans leur parcours ou vision du monde, peut vous inspirer et encourager à poursuivre votre voie. Dans mon profil, les sites évoquent C.G. Jung, Gandhi, Martin Luther King et bien d’autres noms. Pourquoi et comment ont-ils semé leur vision dans le monde est mon angle d’analyse.

 

-     Créez une carte heuristique ou mentale des traits forts et faibles de votre personnalité. Puis, déclinez à l’aide des informations fournies, le secteur, l’environnement et le type de métier qui enrichissent cette personnalité. 

Faire la liste de ce que j’aimais, je pouvais et je voulais faire, fut pour moi une première étape. Ensuite, la deuxième étape fut de développer ma vision d’une vie professionnelle idéale. Entre les deux étapes se trouvait un pont, celui de l’utilité sociale.

 

-     Analysez d’une part les profils qui partagent deux de vos fonctions. 

Très vite par exemple, j’ai constaté qu’en dehors de la famille des idéalistes, j’avais un grand et vif intérêt pour les personnes qui avaient un tempérament analyste (INTJ, INTJ et ENTJ) parce que nous avons toujours 2 traits communs, l’intuition (N) et la fonction de jugement (J). À contrario, échanger avec les personnes à l’intuition basse et à la pensée exacerbée me demande beaucoup plus d’efforts et d’énergie dans les échanges. 

 

Aussi, comprendre votre différence, c’est apprendre à vous positionner tout en étant capable de voir aussi le monde selon le regard de l’autre. De cela, nous en sommes tous capables.

 

 

 

Apprécier votre valeur

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La valeur n'a rien à voir avec le temps passé à faire quelque chose, mais tout à voir avec l'impact que crée votre activité; ce que vous faites gagner en temps et en argent, ce que vous faites diminuer, accélérer ou augmenter etc. 

Si vous estimez ne pas être rémunéré/e à votre juste valeur, voici quelques conseils à tester :

1. Estimez déjà votre valeur

Et demandez-vous si véritablement vous êtes en train de donner le meilleur de vous-même. Augmentez votre service mois après mois.

2. Définissez les conditions salariales

Que vous souhaitez pour donner le meilleur de vous-même, soit un brut avec une partie fixe et variable. Et commencez d'abord par donner le meilleur de vous-même sans conditions pour une raison simple : vous créez un effet d'expérience à utiliser comme point de négociation lors des bilans annuels.

3. Parlez-en à votre boss le jour J.

C'est là où donner le meilleur de soi avant est un avantage : vous irez en négociation avec des preuves de votre engagement, et motivation, deux points qui demeurent des points d’investissement dans de nombreuses entreprises dans le monde.

4. Identifiez d'autres entreprises qui sauront apprécier votre valeur

Vous travaillez vraiment pour vous, pas pour quelqu'un d'autre. Soit une organisation stimule votre génie et votre raison d'être unique, soit elle l'éteint. Mais pour qu'elle y arrive, vous devez y consentir. De nombreuses personnes préfèrent subir plutôt que prendre des risques et sacrifier quelques mois ou années pour réaliser leurs rêves. Mais au crépuscule de notre vie, nous voyageons avec nos souvenirs et ce que nous avons fait des 80 000 heures - et plus - dédiées à la vie professionnelle. J'ai cru comprendre que tout ce que nous construisons reste sur place. Zéro "à emporter”. Changez d’abord en personne, puis changez votre organisation si vous pouvez et si vous ne pouvez pas, changez d’organisation.

5. Offrez-vous un accompagnement.

Offrez-vous les services d'une personne qui vous apprendra à negocier vos conditions salariales et à vous valoriser. Les hommes parfois sont plus doués que les femmes en négociation. Et avec la réalité des discriminations, nous craignons parfois de donner notre opinion. En outre, la plus grande erreur que nous faisons est de regarder les tranches de salaires pour tel ou tel métier et de s'y coller. Je l'ai fait en tant que salariée aussi. Le salaire et les charges salariales sont des charges de personnel et au salarié de fournir ce qui contribue au chiffre d'affaires de l'entreprise, à la fidélisation des clients et aux bons partenariats. 

Si je me fie à mes expériences de salariée, je dirai que l'employeur n'est pas l'ennemi et il faut aussi le comprendre, il paye avant d'avoir le résultat. De même, celui qui connait sa raison d'être unique choisit de travailler dans son environnement idéal. Avec des compromis à faire et des non négociables à définir.

Un employeur est un client. Traitez-le comme un client et vous monterez en puissance sans attendre qu'on vous stimule. Et choisissez bien votre client pour lui offrir le meilleur de votre créativité et reprendre la moitié du pouvoir de négociation.



Le pouvoir est dans les questions

Salarié ou à la recherche d’un emploi, même si votre secteur n’est pas l’optique ou la banque vous avez envie de savoir qui sont vos Warby Parker, Coco Leni et Sensee; mais aussi vos N26, Revolut ou Monzo. Dans ces entreprises, les gens qui y travaillent et qui vous ressemblent se sont posés d’autres questions.

Les questions mènent à la curiosité, à l’imagination, à la remise en question et à de nouvelles idées. Et dire que 80% des emplois de 2030 n’existent pas encore, ç’est dire que vous avez vraiment la possibilité de changer le statu quo.

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Ce que nous pouvons apprendre du futur

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Apprendre est profondément humain. La révolution numérique dans de nombreux domaines pose la question de l’obsolescence des competences.

Le pouvoir est dans les questions

Salarié ou à la recherche d’un emploi, même si votre secteur n’est pas l’optique ou la banque vous avez envie de savoir qui sont vos Warby Parker, Coco Leni et Sensee; mais aussi vos N26, Revolut ou Monzo. Dans ces entreprises, les gens qui y travaillent et qui vous ressemblent se sont posés d’autres questions.

Les questions mènent à la curiosité, à l’imagination, à la remise en question et à de nouvelles idées. Et dire que 80% des emplois de 2030 n’existent pas encore, ç’est dire que vous avez vraiment la possibilité de changer le statu quo.

Là où les gens voient des problèmes, je vois des opportunités
— Jack MA

Le futur est dans la pratique délibérée et la formation continue

Telle est ma vision. Je crois que tout ce qui ne libère pas votre créativité la détériore. Très souvent, les gens ignorent ou sous-estiment la force de leurs idées. Je fais le choix de challenger le meilleur de mes clients pour les inciter à faire un peu plus et un peu mieux, chaque jour.

Dans un monde qui change, je pense aussi que les gens ont besoin de faire le point gratuitement et fréquemment. Parce que le vrai enjeu est le terrain. La mise en oeuvre de ses idées. Et l’expérimentation est le meilleur des apprentissages et offre un nouveau regard sur soi et ses capacités. Si je devais repenser la finalité d’un accompagnement, je dirais qu’elle pour moi pragmatisme, apprentissage guidé, passerelle entre emploi et entrepreneuriat, proximité, flexibilité, surtout contenu de qualité et réutilisable. Le maître mot étant élargir sa zone de confort.

Comme jouer du violon ou du piano, penser exige une pratique quotidienne.
— CHARLIE CHAPLIN

La perspective est ma manière de raisonner

Quand je travaille avec un client, c’est au recruteur et à son employeur que nous pensons aussi. Notre contenu est donc pluridimensionnel pour vous aider à apporter une réponse quasi clé en main.

Je ne sollicite aucune enquête métier parce que nous visons une innovation métier pour la personne accompagnée. Parce que notre co-créativité est axée sur une vision, sur une mission, sur un problème à résoudre, suffisamment important pour changer la donne dans une organisation, un domaine ou un secteur.  

Notre processus de co-créativité est ouvert, actualisé et 100% tourné vers le futur. Il élargit la zone de confort des personnes parce qu’il est concentré sur le faire. Mon but ? Mieux outiller les personnes à l’affût de solutions qui sont plus en phase avec la transformation des économies et des secteurs.

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7 Conseils pour trouver un emploi différemment

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Conseil #1 : Misez sur vous-même

En cherchant un emploi sans définir ce que vous voulez devenir, sans chercher par vous-même ce que vous souhaitez faire de votre vie professionnelle, vous ne vous rendez pas service. 

Quand vous cherchez un emploi, vous limitez votre intelligence. Vous vous conformez à une fiche de poste sans en connaître véritablement les enjeux et les perspectives. Sans connaître ou définir vos peurs, vos limitations ou vos capacités. Vous pensiez être force de proposition, vous vous mettez à exécuter, sans véritablement apporter votre créativité. 

Parce que vous ne rendez pas non plus service à l’entreprise qui vous recrute. Trop souvent nous mélangeons attitude et contrat de travail. Chercher un emploi relève de la forme. Le fond lui est ailleurs : être un professionnel. Se comporter comme un professionnel. 

Autrement dit, si vous avez la bonne attitude, vous pouvez trouver un emploi beaucoup plus vite. Pour cela, il faut s’engager, presque émotionnellement dans un secteur, dans une problématique. Vous n’avez pas envie d’être une charge pour l’employeur, mais plutôt une personne qui vient avec des idées et a exploré en amont des pistes de solution. 

Parce que 80% des postes ne sont pas publiés d’après Hervé Bommelaer spécialiste en France du networking.  

Recruter coûte cher, 15 à 20 % du salarie annuel brut d’après différentes études. Le réseau en revanche ne coûte quasiment pas et la démarche est basée sur une valeur fondamentale : la confiance. D’ailleurs, dans tous les sondages relatant les difficultés de recrutement des entreprises, c’est l’inadéquation des candidats qui arrive en premier. Certaines choisissent de former en interne, d’autres ne peuvent pas. 

Miser sur vous-même apporte des résultats même en une semaine : trouvez un secteur qui vous inspire, identifiez un problème et commencez à le résoudre, comme si vous étiez déjà en mission. Rien n’est caché, il vous suffit de mener votre enquête sur la réalités des entreprises de votre région ou de votre département et vous verrez que les opportunités d’emplois sont là où les entreprises rencontrent un problème ou ont des difficultés. 

Soyez ambitieux. 




Conseil # 2 : Soyez prêt à travailler. Devenez la solution.

Le recruteur embauche sur la forme, mais investit sur le fond. Pour l’entreprise, pour un département ou pour un service. 

Faire en sorte que le recruteur se pose le moins de questions, c’est être prêt à travailler. Et vous connaissez déjà les premières questions :




  • Qu’est-ce qui prouve que vous êtes qualifié pour ce poste ?

  • Qu’est-ce qui vous donne envie de vouloir occuper cette fonction ?

  • D’après vous, quels sont les enjeux demain pour notre secteur et partant, notre entreprise.




Ce n'est pas l’entreprise qui vous rémunère à la fin du mois, mais ses clients. C'est le client qui est le Boss y compris celui du patron. Dans un monde d’incertitudes, le recruteur cherche lui aussi la certitude

La plupart d’entre nous savons ce que nous avons déjà fait et avons une idée de ce que nous ferions si toutes les conditions étaient réunies. Mais nous ne savons pas comment y arriver ni l’impact que ça pourrait avoir parce que nous restons sur une idée de l’emploi et de l’entrepreneuriat qui bloque certains : Pour avoir un emploi, il faut être en poste et tout le monde ne peut pas entreprendre. 

Avec tous les problèmes qui existent dans le monde, vous pouvez en choisir un. Explorer une solution et faire des candidatures spontanées vraiment inspirantes. Et si personne ne veut de votre solution via un contrat de travail, devinez quoi ? 

Vous pouvez vous mettre à votre compte. Parce que vous êtes libre.




Conseil # 3 : Valorisez vos 1700 heures. 

À la base, l’emploi est d’abord une occupation qui se solde à la fin d’une période par un salaire.

Tout comme pour entreprendre il faut d’abord avoir une idée, être attiré par un domaine

Dans les deux cas, on ne peut être apporteur de solution que si l’on a étudié le problème et l’impact qu’a l’actuel statut quo.

De nombreux emplois sont vacants et des contrats sont rompus en chemin en raison de processus de recrutement et d’accompagnement vers l’emploi à bout de souffle

Dans de nombreux domaines, le CV ou la lettre de motivation qui interrogent trop le passé au lieu de concentrer les efforts sur l’avenir, ne sont plus la norme.

Soyons honnêtes, Ils ne favorisent pas réellement la rencontre entre 2 mondes, celui du collaborateur futur ou en poste et celui de l’entreprise. Plus encore, le travail est souvent peu évoqué comme opportunité qu’offrent un poste et une entreprise de se réaliser personnellement alors qu’une année concentre près de 1700 heures de travail.

Une personne qui cherche un emploi ne pourra jamais valoriser cette activité lors d’un entretien. Alors qu’avec une pratique délébérée dans un domaine, si. 

Vous êtes en plus libre de choisir votre sujet de prédilection. De réfléchir à votre meilleure place professionnelle. D'avoir une vision du futur. Et de commencer à la créer.

En le faisant, vous vous donnez un déjà une mission professionnelle. Vous travaillez déjà. 




Conseil # 4 : 33800 entreprises, votre option n°1

Regardez au-delà des apparences. 

Les grands groupes font rêver beaucoup de personnes. Avantages, salaires parfois plus élevés, reconnaissance publique et un certain sentiment d'appartenance. Autant de critères qui comptent pour celui qui souhaite ajouter une ligne professionnelle reconnaissable par tous sur son C.V.

Une grande entreprise reste une belle expérience à vivre. Mais sachez aussi voir au-delà des apparences. Vous pouvez chercher ces données de votre pays et ajuster votre stratégie :

Il n’y pas que les grandes entreprises. En fait, elles sont mêmes très peu nombreuses puisque dans cette catégorie, elles emploient plus de 5000 salariés.

287 grandes entreprises comptabilisées en 2015, soit 0,09% des entreprises françaises. Elles emploient 3,9 millions de salariés en équivalent temps plein (29% total). 97,7% des grandes entreprises exportent. Cette catégorie d’entreprises étant peu nombreuse, il y a beaucoup d’appelés/de candidats et très peu d’élus/de sélectionnés. 

Aux antipodes des grandes entreprises, vous avez les très petites entreprises de moins (TPE) de 10 salariés. 96% des entreprises françaises et 18% des emplois (2,4 millions de salariés). Plus de 50% des TPE n’ont aucun salarié. 

Mais entre les 2 extrêmes, vous avez les PME, tout particulièrement les PME de croissance (plus de 20 salariés) et les ETI, entreprises de taille intermédiaire.

En 2017, sur les 140 000 PME (10 -249 salariés, 28% des salariés) que comptent la France, 46% emploient plus de 20 salariés. Leurs dépenses de personnel sont en hausse.

En 2016, 69% des PME françaises ont réalisé au moins un recrutement dans les 6 derniers mois. 64% disaient aussi avoir du mal à recruter. La moyenne des salariés dans les TPE est de 27 salariés. 46% des PME ont plus de 20 salariés (28 000). 

Du côté des ETI , elles sont 5800 entreprises employant entre 250 et 4999 salariés. Leur chiffre d’affaires oscille entre 50 millions et 1,5 milliard d’euros. Elles regroupent 25% des salariés. 

Leur particularité ? Elles ont une forte orientation industrielle. Concentrent 34% du chiffre d’affaires à l’export. Et conservent pour beaucoup une taille humaine : la moitié au moins emploie moins de 500 salariés. Enfin, de nombreuses ETI ont gardé un caractère patrimonial où les dirigeants effectifs possèdent une part significative du capital.

33800 entreprises et certainement quelques secteurs et enjeux clés dans le futur. Et pourquoi pas y retrouver votre voie ?




Sources : Institut Montaigne, INSEE, groupe Randstad.



Conseil # 5 : Suivez le conseil de Steve Jobs

« Cela ne fait aucun sens d’embaucher des gens intelligents puis de leur dire ce qu’ils doivent faire. Nous recrutons des gens intelligents pour qu’ils nous disent ce que nous devons faire. »
— Steve Jobs

Telle était la vision du co-fondateur et ancien CEO d’Apple.

Ayez une âme de pirate. Recrutez votre employeur. Vérifiez ses valeurs, sa culture, ses idéaux ou sa vision. Recrutez l’entreprise qui propose plus qu’un emploi, un environnement où libérer votre génie. Elles sont partout dans le monde, parfois labelisées the great place to work. Lisez les avis des salariés sur Glassdoor.

Développez vos capacités d’innovation et vos compétences créatives. Et cherchez à proposer une expérience employeur. De votre emploi, dépendent votre motivation au jour 1 et la maîtrise de votre évolution professionnelle.

Selon que vous postulerez dans l’entreprise qui vous inspire, vous augmentez vos chances de communiquer avec le décideur.


Conseil #6 : Hackez vos dons !

Ne terminez pas ce billet sans prendre une feuille et énumérer tous vos dons.

Est don :
- Tout ce que vous savez faire naturellement.
- Tout ce que vous aimez. 
- Tout ce qui titille votre curiosité, votre volonté d’apprendre et votre capacité à prendre des risques.
- Cette étincelle de changement que vous aimeriez insuffler dans le monde.

Vos dons sont des énergies engrammées en vous et quand vous les exploitez, le cœur sourit, l’esprit s’étonne et le corps rajeunit.

Vous les utilisez ou elles vous utilisent. 

C’est un énorme gâchis si vous n’exploitez pas vos dons au quotidien. C’est éteindre à petit feu votre génie. Ce pour quoi vous souhaitez vivre. 

Alors commencez aujourd’hui. 

Un secteur, un domaine à la fois.

Conseil #7 : Innovez

Faites quelque chose de différent. Parce que tout ce qui ne libère pas votre créativité la détériore : À commencer par la compétition. 

Refusez les cases qu’on vous propose et créez la vôtre. Comme un artiste.

Créez vos 10 commandements :

  1. Je ne travaille pas, je m’accomplis.

  2. Je ne pense pas emploi, je pense champ d’expérimentation.

  3. J’ai planifié une heure quotidienne pour mieux étudier un problème et le résoudre.

  4. 20% de ma semaine sont consacrés à apprendre.

  5. En créant ce que je veux voir dans le monde, je réussis déjà.

  6. La joie intérieure est mon premier revenu. Plus je suis dans la source de ce revenu, plus il augmente. Plus je le dépense, plus il augmente.

  7. Je n’ai pas peur d’avoir peur. La coeur est mon guide.

  8. Si 80% des métiers de 2030 n’existent pas encore, alors j’ai 80% de chances de réussite de créer le mien.

  9. Chaque jour dépensé à créer ma vision est une vie sans regrets.

  10. Chaque succès est la suite de nombreux échecs. Alors je commence maintenant.

Photography by Stil on unsplash

 

 

7 conseils pour entreprendre

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Conseil# 1 : N’abandonnez surtout pas

L'échec fait partie de la réussite. Et entreprendre demande du courage, de la détermination et de la persévérance.

« Si vous n'abandonnez pas, vous avez encore une chance » dit Jack MA. Je confirme.

Mon activité aujourd'hui est différent de la première idée que j'avais il y a 5 ans. Toutes les expériences d'avant ont contribué à l'expérimentation co-créative que je propose aussi dans mes accompagnements.

À l'origine je n'avais même pas prévu d'entreprendre.

Si vous avez des idées, allez les tester sur le terrain. Acceptez d'échouer, analysez et lancez autre chose. De nombreuses solutions que nous voyons ou utilisons n'ont pas été pensées ainsi à l'origine. 

Quelles que soient vos idées, testez-les, observez et persévérez. N'abandonnez surtout pas.

Conseil#2 : Apprenez chaque jour

Faites de l’apprentissage votre routine quotidienne.

Même si vous êtes salarié, apprenez par vous-même. Et vous rehaussez votre valeur économique.

Votre curiosité et votre imagination vous diront aussi merci.

Il y a plusieurs façons d’apprendre. Lire un livre comme Bill Gates qui lit une heure par jour en soirée. Apprendre une langue étrangère essentielle pour son secteur d’activité.

Apprendre c’est aussi écouter une interview, lire des articles, faire quelque chose de différent, d'inhabituel.

Apprendre chaque jour est essentiel pour éviter que vos compétences (savoirs, savoir-faire/être) soient obsolètes. Mais aussi pour enrichir votre activité de base. Mes meilleurs idées sont venues des secteurs complètement éloignés au mien. Parce que les gens sont différents et saisir la raison d’être unique d’une personne requiert un oeil d’artisan-horloger suisse. Sans ce regard, pas de sur-mesure.

Apprendre est bon pour le cerveau et permet de créer de nouvelles connections entre les neurones. 

1 heure par jour, c’est 365 heures en une année. Que pouvez-vous apprendre dès demain ?

Conseil#3 : Faites ce que vous ne savez pas faire

Faites ce que vous ne savez pas faire. Parce que cela vous va pousser à vous questionner. Mais aussi à prêter une attention soutenue pour comprendre et faire par vous-même.

En vous posant des questions que d'autres personnes ne se sont pas posées dans votre secteur ou domaine, vous allez découvrir une approche innovante et faire la différence. 

Mais il y a surtout 3 effets secondaires extraodinaires qui vous surprendront : un état de flow, la sérendipité et les synchronocités.

- Dans le flow, vous serez tellement absorbé(e) et concentré(e) que les idées viendront d’elles-mêmes. Parce que vous allez devenir plus réceptif/ve et élever votre niveau de conscience.

- Avec la sérendipité, vous allez trouver ce que vous ne cherchiez pas. En vous et à l’extérieur.

- Quant aux synchronicités, c’est vivre des évènements ou situations qui pour certains sont juste des hasards ou coïncidences, mais qui pour vous ont un sens, une information et/ou un enseignent.

Conseil#4: Parlez anglais

Si je n’avais qu’un seul conseil à offrir, ce serait probablement celui-là : Parlez anglais.

Quand vous parlez anglais, le monde tout entier vous est ouvert et je pèse mes mots. Vous avez accès à des connaissances plus larges, vous pouvez recourir à des services qui ne se trouvent pas à proximité. Juste parce que vous parlez anglais. 

L’anglais est la langue de la liberté. Vous retirez la quintessence d’une communication directement sans traducteur. Pour écouter Jack MA, Aligote Dankote, Oprah Winfrey, Bill Gates, Michèle Obama, Elon Musk ou Zuck, il faut parler anglais. 

L’anglais c’est la roue de secours qui élargit nos opportunités professionnelles. Qui nous montre que nous devons poursuivre nos efforts quand l'immédiat et le quotidien infirment notre vision.

J’ai pu continuer à entreprendre parce que je parle anglais. Je pouvais m’évader intellectuellement dans une culture autre que francophone, pour trouver des réponses et persévérer. 

Même si vous ne maîtrisez pas la langue, 1 heure par jour et à la fin de l’année vous y êtes. Forcez-vous à écouter les films en anglais en V.O. Vous avez probablement une personne que vous adorez qui est anglophone, écoutez-la. 

Souvent nous lisons que 80% des métiers de 2030 n’existent pas encore. En tant qu’entrepreneurs, nous avons un métier. Nous sommes donc directement impactés par cette statistique. 

L’anglais peut vous aider à interroger le futur de votre métier et à répondre à cette question : que faites-vous aujourd’hui pour que votre métier existe en 2030 ?

Conseil #5 : Remettez tout en question

Entreprendre en remettant tout en question vous permet de créer le futur, cet espace encore inoccupé dans lequel votre solution devient visible, différente et remarquable par les gens. «La nature a horreur du vide» disait le philosophe Aristote. C’est encore plus vrai dans l’entrepreneuriat.

Remettre tout en question, c’est partir de zéro. Juste une page blanche et quelques premières questions : De quoi sommes-nous réellement sûrs ? Quelles sont ces hypothèses dépassées sur lesquelles de nombreux business fonctionnent ? Que veulent réellement les gens ? Quels sont les domaines restés inexplorés par le secteur ?

Quand le premier réflexe est l’étude de marché, le marché est déjà pris. À moins d’avoir une technologie puissante, c’est un combat perdu d’avance. 

La meilleure étude de marché est d’aller à contre-courant, créer ce qui n’existe pas sur le marché. Ajuster en observant le comportement des gens dans diverses situations et interactions. 

Remettre tout en question, c'est oser sortir de son secteur pour trouver de l'inspiration dans des secteurs à l'opposé du vôtre. Et ça marche.

Celui qui innove n'a les chiffres exacts, même si les banques hélas préfèrent le prévisible. Il voit juste un potentiel. Celui de résoudre un problème qui est souvent au départ aussi le sien. Puis celui des autres. Quelle est l’étude qui montrait à Mark Zuckerberg à la création Facebook que 2,27 milliards de gens allaient se connecter à sa plateforme en 2018, soit 14 ans plus tard ? 

Ceux qui incarnent cette remise en question : 

- En Europe : Le Slip Français, sous-vêtements et accessoires 100% made in France; Ornikar, auto-école du futur (France) ; N26 (Allemagne), banque digitale, fintech ; Citizen M (Pays Bas) marque d'hotels de luxe revisité et augmenté; 


- Aux États-Unis : Tesla (USA), fabricant d’automobiles 100% électriques haut de gamme;


- En Afrique : Dieuveil Malonga (Congo), jeune chef et son style culinaire appelé afro-fusion, Arthur Zang (Cameroun), créateur du Cardiopad (Medtech) au Cameroun; Aïssa Dione Tissus (Sénégal), marque de tissus d’ameublement haut de gamme 100% made in Africa, Le Lionceau (Sénégal), marque d'aliments pour bébés.

Entrepreneurs, pour créer votre place, remettez tout en question 

Conseil #6 : Trouvez un mentor

Maya Angelou et Barbara Walters ont beaucoup inspiré Oprah Winfrey. La première a été une grande écrivaine, poétesse et militante des droits civiques. La deuxième est la première femme présentatrice de journal télévisé aux USA.

Là où nous souhaitons aller, quelqu’en connaît les contours. Il a parcouru un chemin similaire. Il y a des mentors partout. De la spiritualité au sport, de l’entrepreneuriat économique à la science. Leurs erreurs d’hier sont vos progrès et sagesses d’aujourd’hui. Leur chemin parcouru est une preuve que vous pouvez aussi.

Vous avez un mentor près vous ? Vous avez de la chance. Vous entreprenez seul, sans soutien au quotidien, inventez vos mentors et choisissez-les dans la grande bibliothèque du monde. Ils sont tous vivants, quand bien même ils sont d’un autre siècle ou ont quitté ce monde. Ils peuvent être connus ou complètement anonymes parce qu’ils relèvent de la sphère privée. 

Après avoir sélectionné vos premiers mentors, inventez un conseil d’administration personnel. Quand un tel conseil vient d’un des meilleurs théoriciens de l’excellence entrepreneuriale au monde, Jim Collins, autant le mettre en pratique. Il faut dire que pour avancer dans sa vie de jeune adulte à l'époque, Jim Collins a appliqué sa propre maxime. Et il y a 3 ans, j’ai moi-même établi mon CAP et chacun des mentors qui y figure a affiné ma façon de penser, d’observer, d’analyser, d’explorer, de décider, de faire et de ne pas faire. 

Il n’y pas de petits mentors. Tant qu’il y a une leçon, ils sont tous grands. Tant que leur parcours ou leur vision résonne avec vos valeurs, votre vision et votre personnalité, ces mentors sont bons pour vous. 

Ask your mentor.

Conseil #7 : Soyez vous-même


« Soyez vous-même, les autres sont déjà pris. » a dit Oscar Wilde. C’est avec cet AHA moment, vécu il y a quelques années, que je voulais terminer cette mini-série de leçons pour entreprendre. 

L’entrepreneuriat est une magnifique opportunité d’être soi-même. Et de définir une vie professionnelle selon vos termes. Mais être soi-même est le combat le plus important. Et cela commence par arrêter de vous couvrir. 

Vous avez une idée qui vous procure de la joie intérieure, lancez-vous. Vous savez que cette idée résout le problème d’autres personnes, lancez-vous. Et faites les choses à votre manière. Si vous êtes plus créatif/ve dans certains domaines seulement, foncez.

Poursuivez vos potentiels, ce qui vous inspire, quand bien même c’est difficile. Maîtrisez votre personnalité et vous allez trouver vos points de développement.  

De nombreux leaders partagent 2 caractéristiques majeures : ils lisent et il méditent. Méditez, prenez du temps et passez-le juste avec vous-même et cela va vous apporter de la clarté au moment de prendre certaines décisions. Méditer c’est écouter votre monde intérieur. « L'être humain est la machine la plus sophistiquée au monde, sauf qu’il n’a jamais pris le temps d’explorer le mode d’emploi » dit souvent le mystique et yogi indien Sadghuruji. Méditer vous permet de vous reconnecter à votre essence, et aussi de développer vos capacités intuitives. 

Décider ce que vous voulez faire et offrir sur le marché, c’est poser des fondations solides. C'est exprimer aussi ce pour quoi vous vous battez. Les gens achètent en apparence ce que vous vendez, mais inconsciemment ils achètent la raison pour laquelle vous agissez. Ils achètent votre vision, votre « I have a dream. ». Lisez et écoutez l'auteur et conférencier Simon SINEK pour en savoir plus.

Mais à la fin de la journée, il demeure une question :
Qu’est ce que personne ne fait et qui devrait être réalisé d’après vous ? Prenez un carnet et laissez couler votre imagination. Et les choses inconnues vous seront connues.

Photography by Adeolu Eletu on Unsplash


 

Une bonne nouvelle : 2030 is the new 80s 

 

80% des emplois de 2030 n'existent pas encore.

Ça c'est une bonne nouvelle pour les moins de 30 ans.

Je dis souvent « Cherchez un problème à résoudre et vous aurez déjà un emploi. N'attendez pas d'être payé pour ça. Vous aurez plusieurs coups d'avance ».

Chacun peut dessiner son emploi. Le calibrer à la hauteur de ses aspirations et de sa vision pour un monde meilleur. 

Salarié, slasheur, freelance, entrepreneur, entrepreneur social... Vous avez plus de choix qu'il y a 40 ans. Même avec des moyens limités, il y a plus de possibilités pour créer sa voie professionnelle.

Ces métiers n'existaient pas il y a 15 ans : Chief (ou People) happiness officer, big data architect, innovation architect, App developer, UX/UI (user experience/interface) designer, data scientist, influencer, community manager.

Le label "the great place to work" ou «entreprises où il fait bon travailler» n'existait pas avant et aujourd'hui, dans tous les continents, des entreprises relèvent ce challenge. Et pourtant la première idée date de 1981.

Toute révolution industrielle a toujours deux faces : une face destructive pour les emplois existants et une autre créatrice pour les nouveaux emplois.

Apprendre tout le long de la vie est déjà une nécessité. Éviter que nos compétences soient obsolètes en est le pourquoi. 

Tous les métiers qui existent ont été inventés par des humains. Parce qu'à un moment, des gens ont commencé à faire autre chose, à faire différemment, puis à le conceptualiser. 

Vous pouvez créer votre métier de A à Z et des millions de under 30 dans le monde sont en train de le faire. Quels que soient les métiers. Sur tous les continents.

80% des postes à pourvoir ne sont pas publiés

Quel secteur a un problème pour vous ? Parlez-en autour de vous et vous pourriez être recommandé.

Une candidature spontanée, c'est entreprendre ses idées dans un entreprise.

80% des postes ne sont pas publiés (ce n'est pas une exception française).

Avec une candidature spontanée, vous êtes libre de dessiner complètement votre fiche de poste : ce que vous souhaitez faire, comment et le résultat escompté. 

Augmentez vos chances d'être au bon endroit, au bon moment avec le bon décideur. Les entreprises ont parfois des besoins dormants qui émergent lors d'une rencontre. 

Publier une offre coûte de l'argent. Il faut publier sur plusieurs jobards.

Sans garantie de trouver le bon candidat.  
Les recrutements ratés sont nombreux.

Les abandons de CDI en première année aussi.

Ce qui freine beaucoup d'entreprises .

D'où la préférence au réseau sur ce marché caché de l'emploi.

Credit : Samuel Seller/Unsplash


 

Comment chercher un meilleur emploi ?

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Il y a le C.V. classique, pauvre en vision, vide de créativité et complètement tourné vers le passé. Un accélérateur de chômage. Tant que vous l’utilisez, vous restez dans votre zone de confort, le connu. Dans un monde où beaucoup s’accordent à dire que plus de la moitié des emplois de 2030 n’existent pas encore, il est triste de constater que le C.V. traditionnel continue d'avoir la part belle dans les candidatures. Nous sommes très loin des formulations de l’artiste et inventeur Léonard de Vinci, souvent cité comme premier initiateur du C.V. 

 

Dans mes accompagnements,  je ne demande pas à voir le C.V. de mes clients. Lire un C.V. biaise le regard que nous pouvons avoir sur une personne. Nous cherchons tous un meilleur avenir et ne pouvons le trouver qu'en faisant un saut dans le futur. Un futur complètement ouvert où toutes les possibilités existent. À condition d’agir. À condition de nous demander ce que nous voulons devenir, avoir, et vivre. Comment ? En réinventant votre C.V. Testez les idées ci-après. Je serai ravie de lire votre retour d’expérience.

 

Que souhaitez-vous résoudre ?

Vous pouvez proposer autre chose, un chemin vers votre vision. L’acronyme ne change pas. Mais le contenu si. L’avenir est une récolte des graines qu’on sème dans le présent. Votre passé dit ce que vous avez déjà fait, mais votre côté innovant, créatif et visionnaire est dans une problématique à résoudre différemment pour trouver non seulement votre juste place, mais également votre meilleure place professionnelle. Pensez-y ! 

 

Ayez une vision

Avoir une vision ne relève pas seulement d’une entreprise. À vrai dire, toute personne en âge de travailler gagne à avoir une vision et à la travailler de manière indépendante. Ainsi, une organisation devient un champ d’expérimentation. Un métier s’enrichit au quotidien avec une vision, pas seulement celle de l’entreprise, mais une vision personnelle. Vous êtes un habitant de cette planète et à ce titre, l’avenir du monde et de ses habitants a forcément un aspect que vous souhaitez changer. Tant que vous ne testez pas vos idées, vous ne saurez pas jusqu’où vous pouviez aller en termes de créativité. C’est l’expérience qui parle. 

 

Lancez-vous

Un jour,  j’en cessé d’attendre un poste idéal que je désirais. J’avais une idée, très vague à l’époque et c’est en me posant des questions que petit à petit, une idée entraînant une autre, j’ai commencé à faire de nouvelles choses. Rien dans mon C.V. ne pouvait prédire ce que je fis et ce que je fais aujourd'hui. Je me suis lancée dans l’entrepreneuriat social en me disant qu’il valait mieux échouer que regretter.

 

La seule chose que j’avais à perdre était véritablement des années de cotisations à la retraite. Mais même cet aspect m’est passé au décès de ma mère. Elle avait quitté son corps 3 ans après son départ à la retraite. Autrement dit, le présent m’appartenait et en le vivant alignée avec ma vision, j’avais une chance de vivre selon mes termes. 

 

S’accomplir c’est prendre un chemin d’individuation qui vous pousse à analyser tour à tour vos croyances, vos valeurs et/vos peurs, non pour les effacer, mais pour ne retenir que ce qui vous est propre. Là est le début de votre liberté. Les héritages trans-générationnels sont aujourd’hui au coeur de la psychologie analytique. Toutes vos croyances et vos peurs ne sont pas toutes vôtres. Certaines sont héritées et à un moment donné, vivre votre vie c’est d’abord s’en débarrasser. 

 

Comment trouver un meilleur emploi commence par un regard intense tourné vers soi et sa place dans le monde. Ce sont des questions métaphysiques qui concourent à analyser votre degré d’irremplaçabilité dans votre travail actuel. 

Si quelqu’un d'autre peut faire ce que vous faites aujourd’hui, sachez que vous n’êtes pas à votre meilleure place. 

Credit photos : Freepik